Carpentras

Description

Histoire Préhistoire et Antiquité D'après Pline, le peuple qui occupe le secteur de Carpenctoracte sont les Meminiens14 Moyen Âge La ville accueille des Juifs depuis au moins le 28 février 1276, selon des rôles d'impôts de cette période. En 1155, Raymond V de Toulouse, marquis de Provence, envoie son chancelier Raous à Raymond 1er, l'évêque de Carpentras pour confirmer les privilèges du marché qui se tient à Carpentras. Au Moyen Âge, le marché se tient tous les vendredis dans le cimetière de Saint-Siffrein. Il y avait alors 200 marchands forains. Au début de la papauté d'Avignon, l'évêque Bérenger Forneri voulut, sans succès, interdire le cimetière au marché. Le pape Clément V établit sa curie à Carpentras en 1313. Lorsqu'il meurt en 1314, son successeur donne sa préférence à Avignon. Cependant, capitale du Comtat Venaissin en 1320, la ville profite de la munificence pontificale : gouvernée par ses évêques, elle s'étend et s'entoure d'une enceinte dont il ne reste plus que la porte d'Orange. Le marché s'étend, en 1385, sur la place de la Fusterie, actuelle place des pénitents noirs. Ce fut au cours de la seconde moitié du XIVe siècle que les remparts furent construits. En cette période troublée, les routiers et les voleurs de grands chemins, étaient monnaie courante. Ils profitaient des trêves de la guerre de Cent Ans pour piller. La crainte des autorités locales était l'occupation de ce vieil hospice, par ces brigands, pour ensuite entrer au sein de la cité. Carpentras dut être entourée de remparts. Ce fut Innocent VI qui donna ordre aux villes comtadines de se fortifier. Les travaux à Carpentras débutèrent en 1357 pour s'achever en 1392. Ils furent initialement confiés à Juan Fernandez de Heredia, capitaine général des Armes du Comtat Venaissin, qui en définit le tracé. Chassés de France par Philippe le Bel, les Juifs se réfugient en terres papales où ils sont en sécurité et bénéficient de la liberté de culte. Avec Avignon, Cavaillon et L'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras abrite une importante communauté juive dans un quartier qui ne devient ghetto qu'à la fin du XVIe siècle. Période moderne Au cours du XVIIIe siècle, la situation économique des Juifs s'améliore. Les comtadins voyagent beaucoup dans tout le Midi de la France, certains s'installent de façon semi-permanente à Nîmes, Montpellier, etc. L'usage du français se répand. En 1741 est reconstruite la synagogue de Carpentras, la plus vieille aujourd'hui en France. Si cette synagogue reste très discrète cette prospérité nouvelle est reflétée dans la salle de prière, chef-d'œuvre de décoration et de ferronnerie italianisantes. Par contre, la vie quotidienne ne peut guère refléter l'enrichissement des Juifs du Pape, qui ne sont pas autorisés à s'établir hors des « carrières » surpeuplées où les maisons de six ou sept étages apparaissent aux yeux des voyageurs qui arrivent à Carpentras comme de véritables gratte-ciel. Ce n'est qu'en 1784 qu'un cafetier de Carpentras est autorisé à recevoir des Juifs. Dès 1790, dans l'esprit révolutionnaire, Avignon chasse le vice-légat, représentant l'autorité pontificale et demande son rattachement à la France. À Carpentras, en revanche, les habitants tentèrent d'établir un petit État indépendant, qui réaliserait chez lui les réformes de l'Assemblée Constituante française, mais sans accepter de le réunir à la France. En avril 1790, sans l'accord du pape, mais en reconnaissant son autorité, ils se réunirent en assemblée et réformèrent le gouvernement : le pape y était reconnu comme souverain constitutionnel. Avignon, française depuis peu, chercha alors à forcer Carpentras à entrer dans la République française. Carpentras résista à deux sièges successifs menés par les Avignonnais. Le 2 janvier 1791, alors qu'à la suite de l'intervention des Avignonnais contre Cavaillon, les communes comtadines arboraient les trois couleurs, l'Assemblée représentative du Comtat, de plus en plus disqualifiée, suspendait ses travaux. Le 14, les Carpentrassiens se soulevaient contre les papistes, tenaient une assemblée dans la cathédrale Saint-Siffrein et demandaient leur rattachement à la France. Ils furent soutenus par l'Armée d'Avignon qui, dès le 20 janvier, vint mettre le siège devant la capitale du Comtat. Mais pluie et neige obligèrent à le lever. Au cours du mois de février, le mouvement fit tache d'huile. Le 7, vingt-cinq communautés comtadines, réunies dans la cité des papes, demandèrent leur rattachement à la France23. Le principe de former un département fut adopté, il devait avoir pour nom Vaucluse et son chef-lieu serait Avignon24. Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. Lieux et monuments • Le pays de Carpentras et du Comtat Venaissin est classé Pays d'Art et d'Histoire. • L'Arc de Carpentras, du Ier siècle (Classé Monument Historique 51) • La synagogue de Carpentras, la plus ancienne synagogue française (XIVe siècle). Édifiée en 1367, elle fut reconstruite au XVIIIe siècle.(Classé Monument Historique 52) • La tour du beffroi édifiée au XVe siècle avec son campanile en fer forgé richement ouvragé et son horloge du XVIe siècle, marque l'emplacement du château édifié au XIIe siècle par les comtes de Toulouse. (Classé Monument Historique 53) • L'ancien évêché (actuel palais de justice) XVIIe siècle (M.H) • La Charité avec ses deux étages d'arches et de loggias à l'italienne, hospice, puis établissement d'éducation et aujourd'hui Centre culturel. • La Porte d'Orange, témoin de l'architecture militaire du XIVe siècle, haute de vingt-sept mètres. • La Cathédrale Saint-Siffrein, elle a été édifiée au XVe siècle en l'honneur du saint patron de la ville. De style gothique provençal elle recèle, outre le célèbre Saint Mors (dont la tradition dit qu'il fut fait avec un clou de la croix du Christ), des œuvres d'art de haute valeur. Notamment, parmi les plus anciens, des vitraux gothiques (chœur et chapelle de Michel Anglici), et un retable du XVe siècle représentant le Couronnement de la Vierge entre saint Siffrein et saint Michel. Pour ce triptyque, qui a exceptionnellement conservé son superciel, ainsi que pour le vitrail représentant Saint Siffrein entouré de saint Michel et sainte Catherine de Sienne a récemment[Quand ?] été proposée l'attribution au grand peintre Enguerrand Quarton (Luc Ta-Van-Thinh 2002). • La bibliothèque Inguimbertine (Bibliothèque municipale classée, archives et musées de Carpentras). • L'Hôtel-Dieu de Carpentras avec sa vieille pharmacie. Ce bâtiment majestueux du XVIIIe siècle a été édifié à la demande de Monseigneur Joseph-Dominique d'Inguimbert qui repose dans la chapelle baroque. L'apothicairerie a conservé son état d'origine. • L'Hôtel d'Armand de Chateauvieux (Musée Sobirat, de la famille du même nom qui prend souche dans le dauphiné). • La maison de naissance de François-Vincent Raspail. • Le collège de Jésuites construit au XVIIe siècle, où Jean-Henri Fabre enseigna de 1842 à 1848 et dont les bâtiments restèrent voués à l'enseignement jusqu'en 1988. • Le canal de Carpentras. • La chapelle Notre-Dame-de-Santé a pris ce nom de Notre Dame de Santé à la suite de la peste de 1629. D'abord petit oratoire édifié vers 1401 et dédié à la "Vierge du pont de Serres", l'abbé Méry en fit une chapelle au XVIe siècle, et la chapelle actuelle fut construite au XVIIIe siècle. • Le château de la Roseraie (XIXe-XXe siècle) pour son jardin remarquable, inscrit pré-inventaire. • Le bureau des Postes inauguré en 1911, dans l'immeuble qu'occupaient les magasins de M. Albert Lunel (grand-père d'Armand Lunel) • Le couvent des Dominicains (chœur de l'ancienne église), qui abrita notamment l'ancien théâtre, et dont la réhabilitation a commencé en 2005 pour y accueillir l'Office du Tourisme, la Maison de Pays et le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine. • Le "Passage Boyer" (milieu XIXe siècle), surnommé aussi "rue vitrée", est une rue couverte d'une verrière supportée par des arceaux et une armature métallique de 90 mètres de long sur 5 mètres de large. • Graineterie Roux de Carpentras (classée M.H)54 • Aqueduc (classé M.H) • Chapelle du collège XVIIe (Classée M.H)56. La chapelle du collège est aujourd'hui lieu d'expositions. • Campagne de Bacchus (M.H) à Serres-Carpentras • Le cimetière Israélite (M.H) • Château du Martinet (M.H)57 • Chapelle Saint-Martin de Serres (XVIe et XVIIe siècles)58 • Chapelle des pénitents noirs (M.H) • Chapelle des pénitents gris (M.H) • Façade immeuble "Le petit Marseillais" Place Gl de Gaulle (M.H) • Hôtel de la Sous-Préfecture. XVIIIe. (M.H)59. • Ancien hôtel Thomas de la Valette Rue Isidore Moricelly.

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