Sorgues

Description

Histoire Préhistoire et Antiquité Des fouilles ont permis de vérifier que ce site fut occupé dès le Néolithique. Les stations des Ferrailles et de Saint-Martin ont livré traces de foyers, poteries, outils lithiques, lames, perçoirs, pointes de flèches8. Mais le plus important site préhistorique se trouve au Mourre de Sève, sur la route d'Entraigues, et date de l'époque d'Hallstatt, au premier Âge du Fer. Son occupation eut lieu entre le VIe et le IIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des vestiges prouvant des relations commerciales avec les Phocéens de Massalia, en particulier des amphores massaliotes à pâte micacée, une coupe attique et des pièces de céramiques décorées8. La cause de l'abandon de ce site fut la bataille de Vindalium, qui en 122 av. J.-C. opposa le consul Domitius Ahenobarbus, et ses légions, aux Arvernes de Bituit et aux Allobroges de Teutomalius. Les Celtes furent vaincus et la petite cité de Vindalion détruite8. L'Itinéraire d'Antonin note sur la Via Agrippa, entre Avignon et Orange, un relais désigné sous le vocable de Cypresseta, qui vient de Cypris : "la Chypriote", surnom d'Aphrodrite (Vénus romaine), port ionien sur le Rhône, son emplacement se trouvait au lieu-dit « La Traille » , au confluent du Rhône et de l'Ouvèze, où ont été dégagées, lors de fouilles, des substructions, des urnes et des amphores8. Moyen Âge Reconstitution à un carrefour giratoire du premier pont en pierre de Sorgues Dans le seconde moitié du XIe siècle, un pont de pierre fut construit en remplacement d'un vétuste pont de bois. Désormais la cité, dès 1063, prit le nom de Pons Sorgie, Pons-de-Sorgo en provençal et Pont-de-Sorgue en français. Le comte de Toulouse, suzerain du comté de Provence, fit ériger un castrum pour défendre ce passage. Lors de la transaction de 1125, entre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et de Provence et Raimond Bérenger Ier, fils du comte de Barcelone et comte de Forcalquier, pour le partage de la Provence, le castrum fut laissé dans l'indivision. Du Xe à la fin du XIIe siècle, l’église Saint-Martin-de-Gigognan (détruite dans les années 1990) appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus11. Raymond V de Toulouse y créa un Hôtel des monnaies. Au mois d'avril 1212, Raymond VI convint que le consulat de Sorgues serait désormais sous la dépendance de celui d'Avignon qui devrait désigner trois consuls parmi les co-seigneurs et notables de la cité. Les fortifications défendant la ville furent abattues sur ordre de Louis IX, en 1226. Et cette même année, avant d'essayer de contraindre Avignon, cité fidèle au comte de Toulouse, le légat pontifical ordonna aux Sorguais et à Nicolas de Corbie, l'évêque d'Avignon de mettre à bas la forteresse du comte de Toulouse. Passé, en 1274 sous le contrôle de la papauté, les papes se réservèrent le droit de nommer gouverneur, capitaine et viguier. Seule la communauté sorguaise nommait ses consuls chaque année. La cité, compte tenu de son importance stratégique qui en faisait l'avant-poste d'Avignon, ne fut jamais inféodée. Jean XXII fit édifier, en 1317 le premier palais pontifical sur les bases de l'ancien castrum. Ce fut en 1322, que l'abbé de Cluny rétrocéda à la papauté ses droits sur l'église paroissiale. Et en 1354, l'Hôtel des monnaies, installé à l'intérieur du palais pontifical, cessa d'émettre pour être transféré à Avignon. Urbain V, en 1364, fit apporter plus de commodités au palais et en fit sa résidence d'été. Renaissance Le 2 août 1562, le palais pontifical, défendu par une garnison italienne, fut brûlé par le baron des Adrets, baron des Adrets qui ruina aussi le couvent des célestins à Gentilly. Nouvelle catastrophe en décembre 1570, quand les eaux de l'Ouvèze refoulées par unecrue du Rhône envahirent la ville causant de nombreuses victimes. Si la peste de 1580 ne fit que quelques dizaines de morts, la suivante en 1587 fut beaucoup plus meurtrière. De même que celle d'avril 1640 à juillet 1641 qui fit 161 victimes. Période moderne La peste de 1720, dernière en date des grandes pandémies, fit, quant à elle, plusieurs centaines de décès. La Révolution chassa les ordres religieux de la ville, et en particulier les célestins de Gentilly. Le couvent qu'ils occupaient depuis le XIVe siècle fut vendu comme bien national au conventionnel Stanislas Rovère dont le frère Siméon fut l'évêque constitutionnel d'Avignon. Alors qu'il était encore l'objet de restauration en 1786, les restes du palais pontifical furent eux aussi vendus à des entrepreneurs qui utilisèrent les pierres comme matériaux de construction. En 1840, au cours du mois de novembre, des pluies diluviennes firent monter les eaux jusqu'à 1, 25 m, quant à la crue de 1856, elle atteignit 1, 87 mètre. Période contemporaine Une nouvelle crue de l'Ouvèze, en 1936, provoqua une importante inondation. Elle envahit l'église paroissiale et noya le maître-autel. Alors que le débarquement se préparait en Provence, un dernier train de déportation passa à Sorgues le 18 août 1944 et des résistants aidèrent des prisonniers à s'évader. Cet évènement avait été précédé, le 2 août 1944, par des raids aériens alliés qui bombardèrent la ville. Agriculture Une partie du terroir de la commune fait partie de l'AOC châteauneuf-du-pape, appellation locale ou cru des côtes-du-rhône méridionales. En plus de Sorgues, l'appellation, la seconde en importance après celle de Saint-Émilion, couvre la commune de Châteauneuf-du-Pape et une partie de celles d'Orange, Bédarrides et Courthézon. Les vendanges y sont obligatoirement faites à la main (pas de mécanisation). La syrah introduite plus tardivement sur l'appellation est conduite sur fils et en taille Guyot. Pour tous les autres cépages de l'appellation, c'est la taille en gobelet à deux yeux par courson avec un maximum quinze yeux francs par cep en plus du bourillon. Le rendement a été fixé à 35 hl/ha. De plus la vendange subit la rapée qui élimine nécessairement 5 % des grappes avant vinification. L'on note aussi diverses cultures fruitières et maraîchères. Lieux et monuments Il existe sur le territoire de la commune plusieurs bâtiments historiques ou dignes d'intérêt27. Patrimoine civil • Vestiges du Palais des papes de Sorgues construit par le pape Jean XXII : donjon carré et restes de courtines intégrés à des habitations. Localisation : centre-ville, rue du Château. • Maison dite "de la reine Jeanne" XIVe : ensemble des bâtiments (IMH), où résida Juan Fernandez de Heredia, cour intérieure avec chapelle ; peintures murales du XIVe siècle transportées au Louvre. Localisation: 87 rue de la Tour. • Hôtel de la Monnaie (XIVe siècle) : élévation et toiture (IMH le 14/10/1991). Représentatif de l'architecture en Comtat Venaissin de cette époque. Localisation: 300 rue Ducrès. • Château Saint-Hubert XVIIIe siècle : belle façade avec pavillon central arrondi, couronnée d'une balustrade ornée de pot-à-feu (toiture inscr.MH le 28/10/1949). Ce château comportait un jardin en façade entouré d'un mur surmonté de grilles ainsi que d'un portail en fer forgé (lieu actuel non connu). Il surplombait à l'arrière sur un jardin privé devenu aujourd'hui parc municipal (largement remanié). Localisation: centre-ville, avenue d'Avignon. • Château de Brantes (ou de Silvan) XVIIIe et XIXe siècles (IMH 6/11/1987) : bâtiment central et 2 corps de bâtiment en aile ; portail, grille d'honneur ; jardin (classé jardin remarquable); vaste parc planté sur le pourtour de grands platanes l'isolant des constructions modernes alentour. Cette propriété appartient toujours à la famille de Brantes. Des visites guidées sont organisées en été (rech. de précisions en cours). Localisation: route de Vedène. • Château de La Serre : médiéval et Renaissance, lourdement restauré au XIXe siècle en style néorenaissance. • Château d'Oiselay: Famille du Laurens d'Oiselay • Château du Dragonnet • Château Rassis (MJC) • 'Château Pamard (centre aéré) • Mairie (XIXe siècle) : Grand escalier, stèle monument aux morts. • Monument du Train Fantôme : hommage aux victimes du dernier train de déportation passé à Sorgues le 18 août 1944 et aux résistants ayant aidé les évadés. • Pont des Arméniers ou des Arméniens : pont suspendu au-dessus d'un bras du Rhône dit bras des Arméniers construit en 1925-1926 pour remplacer les bacs soumis aux caprices du Rhône. Il reliait l'île agricole de l'Oiselet à la ville. Il est interdit à la circulation en 1975. Inscrit aux Monuments Historique le 5 novembre 2001. • Roues à aubes : route de Vedène, ... Patrimoine religieux • Chapelle St Sixte (XIIe siècle) : abside enchâssée dans une habitation privée (inscrite aux Monuments Historiques le 28/10/1949). Seul le chevet est visible de la rue. Localisation: rue Saint-Sixte. • Domaine de Guerre : monastère Patrimoine environnemental • Colline du Mourre de Sève : abri sous roche, ancien oppidum et atelier de poterie (1er âge du fer (aucune trace visible) où ont été trouvés du mobilier et de la poterie de la Civilisation de Hallstatt. Localisation : route d'Entraigues, sur la droite. Personnalités liées à la commune • Pablo Picasso loue la villa des Clochettes le 25 juin 1912. Picasso de retour à Paris, fit emporter les pierres où il avait peint un tableau ovale et il adopta en novembre page?. • Georges Braque le rejoint en louant la villa Bel-Air début août. Mais bientôt appelé au front de la Grande Guerre où il est blessé, il ne retourne à Sorgues qu'en 1917 à la fin de sa convalescence. Braque a découvert à Sorgues plusieurs technique dont celle des papiers collés que Picasso adoptera à son tour.

Contact & informations

Position: 44.008329627 , 4.87244033813

Carte

Fermer Copiez puis collez ce lien à l'endroit désiré ex. blog, Facebook, forum, page HTML, courriel, etc.
URL: