Attraits de Perso

picto         Nom de l'attait         Description Position Zone
Municipalités Municipalités Villeneuve-Les-Avignon Le bourg Saint André, qui doit son origine à l’Abbaye Saint André (Xème siècle) établie sur le Mont Andaon, fut le berceau de la ville actuelle. Le roi Philippe Le Bel décide de faire du bourg Saint André la clef du Languedoc et du Royaume de France, il donne l’ordre de construire une forteresse destinée à commander le passage du Pont Saint Bénezet (Pont d’Avignon) reliant ainsi le royaume à l’empire. Ainsi, s’éleva de 1293 à 1307 une citadelle dont subsiste aujourd’hui le donjon, la Tour Philippe Le Bel. En mars 1293, le roi crée Villeneuve Saint André qui deviendra Villeneuve lez Avignon. Pendant le séjour de la papauté en Avignon (1309-1378), la ville devient la résidence des Papes, des Cardinaux et des Prélats de la cour Pontificale qui y édifient des « Livrées » (palais fortifiés), des couvents et des églises. En 1333, le Cardinal Arnaud de Via institue la Collégiale Notre Dame (église paroissiale) où se trouve la copie de la fameuse Pietà. En 1356, le Cardinal Etienne Aubert, devenu Pape sous le nom d’Innocent VI, fonde la Chartreuse du Val de Bénédiction. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye Notre-Dame de Sénanque Enserrée dans le creux de son vallon, l'Abbaye Notre-Dame de Sénanque demeure comme un des plus purs témoins de l'architecture cistercienne primitive. Elle est toujours habitée par une communauté de moines cisterciens. Plus précisément, c'est le témoignage d'hommes rassemblés par l'appel du Christ pour le suivre de plus près, qui donne sens à cet édifice religieux. Le lieu d'implantation d'un monastère, son architecture, son style rappellent à tous les visiteurs la finalité d'un tel ensemble de bâtiments : "être une école du service du Seigneur". Saint Benoît a écrit une Règle (6ème siècle), sous laquelle nous militons, qui veut être une modalité d'application de l'Évangile. Au 11e siècle, les saints Robert, Albéric et Étienne, nos Pères Fondateurs ont voulu revenir à la règle bénédictine dans un désir d'une vie monastique plus exigeante et authentique. Notre vie cistercienne repose sur 3 piliers : l'Office liturgique, la Lectio Divina, le travail. La célébration liturgique, qui est un culte public rendu à Dieu, est l'élément qui structure notre existence. Sept fois par jour, la communauté se rassemble à l'église pour prier. Ce rythme de prière a pour but de sanctifier la journée. Elle est le lieu privilégié de rencontre du moine (et de la communauté) avec le Créateur et le Sauveur. La Lectio Divina (lecture de la Bible) est le temps consacré par le moine à cette connaissance de la Parole de Dieu. Lecture savourée, amoureuse, de l'Écriture Sainte qui va pénétrer le cœur du lecteur pour le convertir. La Tradition monastique voit comme quatre étapes à cette rencontre avec Dieu dans la solitude et le silence : lecture, méditation, prière, contemplation. Le travail fait partie intégrante de notre vie monastique. Il a pour terme non seulement l'acquisition du pain quotidien pour la communauté, "ils sont vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains" nous dit Saint Benoît, mais avant tout la glorification de Dieu par l'activité humaine. Le travail est un service fraternel en vue du bien commun et de l'épanouissement de chaque frère. Travail manuel et vie communautaire Cette vie communautaire et fraternelle est vécue dans l'obéissance à l'Abbé qui est le Père du monastère tant sur le plan spirituel que temporel. Il tient la place du Christ au sein de la communauté. La vie monastique est la réponse à un appel. Appel de Dieu à la sainteté comme pour tous les baptisés. Chemin de transfiguration. C'est une réponse à l'Amour de miséricorde donné par Jésus, Dieu fait homme, dans la Présence de l'Esprit-Saint à la gloire du Père. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Pont du Gard Chef d’œuvre de l’architecture antique, l’aqueduc du Pont du Gard est une des plus belles constructions romaines de la région. Découvrez un monument grandiose au cœur du parcours de cet aqueduc romain. LE PONT DU GARD, DES DIMENSIONS HORS NORMES Le Pont du Gard est un pont-aqueduc construit par les Romains au 1er siècle de notre ère. Il est exceptionnel par ses dimensions puisque avec ses 49 mètres de hauteur, c’est le pont-aqueduc romain le plus haut du monde. Il est composé de 3 rangées d’arches superposées (6 arches au premier niveau, 11 arches au second niveau et 47 arceaux à l'origine), ce qui constitue également une réalisation rarissime pour l’époque. Il est enfin remarquable du fait de son excellent état de conservation qui lui valent aujourd'hui d’être admiré comme un chef d’œuvre du génie créateur humain. Il est le seul exemple de pont antique à 3 étages encore debout aujourd'hui. Près d'un millier d'hommes ont travaillé sur ce chantier colossal achevé en seulement 5 ans. Quelques chiffres : Poids total : 50.000 tonnes Volume total : 20.000 m3 équivalent au volume solide de la Tour Eiffel Technique de construction : rouleaux d’arches juxtaposées qui est une forme de standardisation de la construction Ouverture arche majeure : 25 m (une des plus grandes du monde romain) L’aqueduc : 5 siècles d'eau courante pour la ville de Nîmes Construit vers 50 après JC, sous les règnes de Claude ou de Néron, l’aqueduc auquel le Pont du Gard appartient, alimenta pendant 5 siècles la ville de Nîmes en eau sous pression, en grande quantité. La cité romaine, l'antique « Nemausus », connaît au 1er siècle un tel développement qu'elle décide de se doter d'un aqueduc, à l'instar de Rome, capitale et modèle pour tout l'empire romain. Cette réalisation donne à la ville (qui compte alors 20.000 habitants) un prestige nouveau : fontaines, thermes, eau courante dans les riches demeures, salubrité des rues contribuent à l’agrément et au bien-être dans la cité. Grâce à une pente moyenne de 25 cm par kilomètre, parmi les plus faibles jamais réalisées à cette époque, l'aqueduc acheminait par gravité 30.000 à 40.000 m3 d'eau courante par jour depuis une source située à Uzès, sur une distance de 50 kilomètres jusqu'à Nîmes. La canalisation (specus) de l’aqueduc a une largeur constante de 1,35 m . Elle est recouverte d’une voûte protégée par un enduit de mortier de chaux. Souterraine et implantée en tranchées (ou en tunnels) à 90% de son parcours, elle est soutenue, pour le reste, par des ouvrages adaptés à tous les franchissements : ponts, ponceaux, ponts à arcades continues. Ces 19 éléments aériens constituent 10% de l'aqueduc. Certaines de ces constructions sont encore visibles le long du parcours d'Uzès à Nîmes et 9 d'entres elles se trouvent sur le site du Pont du Gard, en amont et en aval du Pont. Ces ouvrages antiques sont régulièrement confortés et consolidés. Pour les amateurs, un sentier de découverte balisé longeant ces vestiges est proposé. La carrière antique Située à 600 mètres en aval du pont sur la rive gauche du Gardon,la carrière de l’Estel a été un des principaux lieux d’extraction de la pierre utilisée pour la construction du Pont du Gard. Les récentes fouilles de cette carrière ont permis de mettre au jour le chantier antique et ses fronts de taille et de mieux comprendre les techniques utilisées par les Romains. Les blocs de pierre étaient transportés par voie d'eau et par voie terrestre selon la localisation du chantier. Au XVIIIème, à l'époque de la construction du Pont routier (Pont Pitot) accolé à l’ouvrage antique, la carrière connaît une nouvelle etimportante extraction. Malgré les 18 siècles qui séparent ces deux chantiers, l’évolution des techniques est très faible et peu perceptibles pour l’observateur non spécialisé. Ce lieu, répertorié à l’inventaire des monuments historiques est fermé au public, mais des reconstitutions à l'échelle réelle sont aujourd'hui visibles dans le Musée. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Mormoiron manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Synagogue d'Avignon Ouverte du lundi au vendredi de 9h à 11h. Edifice religieux du XIXe siècle, cette synagogue a la particularité d'être de plan centré et rompt ainsi avec la tradition judéo-comtadine. Pour une visite ou pour tout renseignement : tca.conseil@yahoo.fr. Présence pluriséculaire d'une communauté juive à Avignon, l'ancien ghetto se trouvait dans le haut de l'actuel quartier de la Balance. L'actuelle synagogue a été construite sur les plans de l'architecte Joffroy entre 1846 et 1848, elle a remplacé l'ancien édifice détruit par un incendie en 1845. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Château de Montauban Cette demeure célébrée dans la préface des “Lettres de mon Moulin”, fut avant tout un lieu de calme et de repos pour Alphonse Daudet : “Maison bénie, que de fois je suis venu là, me reprendre à la nature, me guérir de Paris et de ses fièvres...”. Cette superbe bâtisse à façade à pignon de la fin du XVIIIe était la demeure de la famille Ambroy qui accueillit l’auteur lors de ses séjours en Provence. Daudet y fît des séjours réguliers avec son épouse Julia à partir de 1863, sur invitation de ses cousins. Le château est propriété municipale, les visites sont payantes. Tous droits réservés Pays d'Arles DESCRIPTION ARCHITECTURALE Il s’agit d’un ancien mas, qui fut doté par la suite d’une façade monumentale de style éclectique. On peut par exemple lire dans la composition de l’entrée principale - perron central donnant accès à un porche couvert ajouré de fines arcatures et surmonté d’un balcon à balustres - une influence italianisante. Le toit terrasse, les frontons sur modillons ainsi que les deux ailes latérales rappellent eux le classicisme à la française. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Orange manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye de Montmajour Monument national - Au Moyen-Âge, entourée de marécages que les Bénédictins drainent au 10 siècle. Bâtie en plein coeur du pays d’Arles, l’abbaye de Montmajour rassemble huit siècles d’histoire architecturale : un monastère primitif carolingien en partie troglodytique flanqué d’une nécropole rupestre, une abbatiale romane à deux niveaux, une chapelle de pélérinage médiévale, une tour fortifiée pendant la guerre de Cent Ans, enfin les ruines grandioses d’un monastère classique au dessin épuré, presque citadin? Juchée à flanc de rocher sur une ancienne île désertique, elle domine tout le marais d’Arles dans un site dont la grandeur sauvage et propice à la méditation fascina notamment Van Gogh. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Cavaillon Ancien siège épiscopal, situé dans la vallée de la Durance, au sein du Parc naturel régional du Luberon, la ville est aujourd'hui considérée comme la capitale du melon même si une grande partie de la production provient aujourd'hui de la Crau et est seulement expédiée depuis Cavaillon. Lieux et monuments principaux: arc Romain et la colline Saint-Jacques Liste des monuments historiques de Cavaillon: Riche en vestiges archéologiques, la ville a livré l'entrée des anciens thermes romains dont on peut admirer les arcs d'intersection (du ier siècle, déplacés au XIXe et remontés sur la place principale de la ville). Article détaillé : Arc antique de Cavaillon. Parmi les édifices remarquables, il faut mentionner l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran du xie siècle, la chapelle d'ermitage (Chapelle Saint-Jacques du xiie siècle), d'autres chapelles (dont la chapelle de l'hôtel-Dieu de 1755), le musée de l'hôtel-Dieu et une synagogue. La synagogue de Cavaillon fut construite au XVe, puis reconstruite xviiie siècle. La colline Saint-Jacques offre une vue surplombant la ville. De son sommet, la vue porte jusqu'aux Monts de Vaucluse, au Luberon, à la chaîne des Alpilles, à la vallée de la Durance, au mont Ventoux et aux dentelles de Montmirail. Le pont suspendu est construit en 183729. Au cœur de Cavaillon, l’hôtel d’Agar est bâti, comme la cathédrale Saint-Véran toute proche, sur les ruines de la ville romaine qui s’était développée au bas de la colline Saint Jacques. Les premiers éléments de ce qui sera l’hôtel d’Agar datent du xiie siècle. Tel qu’il apparait aujourd’hui, l’hôtel d’Agar comprend nombre d’éléments remarquables : tour gothique octogonale avec son escalier à vis et ses gargouilles, salles seizième et dix-septième ornées de plafonds peints – peut-être à l’occasion de la visite de François Ier dans la ville en 1537 – et de cheminées à décors de gypses, petite façade Louis XIV donnant sur la place Cabassole. En outre, l’hôtel dispose d’un merveilleux jardin, riche de multiples trésors, l’un des rares intra muros de Cavaillon. Et l’un des plus anciens puisqu’on relève des traces de jardin depuis au moins deux millénaires. Les archéologues sont donc à la fête : restes d’un temple hellénistique avec ses enduits peints, d’un temple de Mithra et, surtout, le fameux « trésor de Cavaillon », plus de 300 deniers d’argent en parfait état. Ce trésor a été découvert en 2010 et constitue le plus important découverts dans le Vaucluse. Préhistoire et Antiquité: Le territoire de la commune a livré des indices d'occupation datant de la Préhistoire. Cavaillon doit son nom aux Cavares, une fédération de peuples gaulois qui habite la colline Saint-Jacques dans l'Antiquité. Des carrières situées au nord de celle-ci ont révélé des puits, des silos et des fosses sépulcrales. Leur creusement et leur comblement s'est étalé sur une période allant du ve siècle av. J.-C. au iie siècle de notre ère. Les fosses-silos ont permis d'exhumer des pépins de raisins et des rafles contenus dans des débris de vases ainsi que des « gâteaux » de marc contenant des pépins de raisin et de figue. L'ensemble avait été préservé par une lente minéralisation. Ces reliquats de vinification, datés de la seconde moitié du ier siècle av. J.-C., sont exposés au musée de la ville4. Durant la période romaine, la cité se nomme Cabellio ou Pagus Cavellicus. Elle constitue une ville étape sur la voie Domitienne et se développe fortement. D'ailleurs, en juillet 2010, en déracinant un acacia, un habitant de Cavaillon a trouvé dans son jardin 304 deniers d'argent d'une valeur de 150 000 € datant du ier et du iie siècles5. Cavaillon devient un siège épiscopal dès le ive siècle. Elle fit partie du royaume d'Arles et du marquisat de Provence. Moyen Âge La seigneurie de Cavaillon fut partagée entre l'évêque et les vicomtes de Cavaillon puis le Saint-Siège. Au XIIe, Raymond VI de Toulouse étant marquis de Provence, Cavaillon se trouva impliqué dans la Croisade des Albigeois et passa aux mains du Saint-Siège au XIIIe. Le nom de Cavallo est cité au XIIIe. Le 11 mai 1331, Guillaume de Cabannes, damoiseau de Cavaillon, vend à la Cour en son nom et en celui des autres propriétaires, les droits qu'ils possèdent sur le péage d'Orgon, sur la Durance6. Alfant Romei, noble, originaire de Cavaillon, viguier de Tarascon (1326) et d'Aix (1327), appartenait à une importante famille cavaillonnaise7 ; fils d'Alphant Romei, il vendit à la cour tout comme Guillaume de Cabannes sa part du péage d'Orgon à raison de neuf florins par jour de possession8. Renaissance Synagogue, rue Hébraïque. En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets. Avant la Révolution française et l'annexion des États du Pape (Avignon et Comtat Venaissin) par la France, Cavaillon était l'une des quatre villes, avec Avignon, Carpentras et L'Isle-sur-la-Sorgue, où existait une « carrière », un quartier réservé aux Juifs du Pape, fermé durant la nuit. manPrecis attraitsMan
Hébergements Hébergements Hotel Gounod Le centre historique de la ville est entouré d'un boulevard circulaire C'est sur ce boulevard circulaire, en face de l'église que se trouve l'hôtel Gounod. C'est hôtel de charme est l'un des plus vieux hôtels de saint Rémy de Provence. Entièrement rénové cet ancien relais de poste est aujourd'hui l'un des endroits les plus prisés de saint Rémy de Provence. Et si vous êtes de passage à saint Rémy de Provence prenez le temps de vous arrêter au magnifique salon de thé de l'hôtel Gounod. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Château de Tarascon - Château du roi René (son 1er domicile est à Aix-en-Provence); - Plus beau château-fort en France; - Transition entre le Moyen-Âge et la Renaissance. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye de St-Roman Seul monastère troglodytique d'Europe. - Du 1er Avril au 30 juin 2014 : de 10h à 13h et 14h à 18h30 (fermé tout le lundi et le mardi matin. À Beaucaire, Ville d'Art et d'Histoire, des ermites puis des moines creusèrent dans le calcaire cet ancien monastère troglodytique qu'ils occupèrent pendant près de 1000 ans. Une belle promenade dans la garrigue sur une colline au-dessus du Rhône qui offre un magnifique panorama sur la Provence et les vestiges d'un monument ancien et original. Saint-Roman se visite seul à son rythme ou avec un guide pour les groupes d'au moins 20 personnes sur réservation. Les horaires d'ouverture sont adaptés aux saisons. Historique et description de l’abbaye Dernières collines de la basse vallée du Rhône sur la rive droite du fleuve, le massif de l’Aiguille a été occupé dès la préhistoire par des tribus de chasseurs qui utilisaient les nombreuses grottes et fissures que l’on trouve dans ces massifs calcaires. A la fin du Ve siècle sans doute, des ermites s’installent sur la colline de l’Aiguille et celle de St-Roman,. Les moines vont agrandir petit à petit les cavités naturelles pour y installer une chapelle, des cellules et des salles communes. A une époque inconnue, mais sans doute vers le VIIe siècle, cette communauté d’ermites qui vivait un style de vie monastique oriental dans la lignée des Pères du Désert, adopte la règle de St-Benoît et devient abbaye bénédictine. La grande originalité du site est son caractère troglodytique. Un tel établissement monastique creusé dans le rocher fait indéniablement penser aux monastères orientaux de Capadocce, du Moyen-Orient et d’Egypte. Bien qu’ en plus mauvais état de conservation que certains monastères orientaux dans lesquels on trouve encore des fresques, la similitude du style de vie des moines, au moins dans les premiers temps, est frappante. Passée sous la tutelle de la puissante abbaye de Psalmody, située près d’Aigues-Mortes, St-Roman demeure un prieuré dont le pèlerinage sur des reliques de saint -Roman et saint Trophime est très important. Du fait de son ancienneté et de son prestige, des privilèges honorifiques témoigneront de la haute valeur du lieu malgré sa subordination. Au XIVe siècle, l’abbaye est fortifiée puis un studium, collège d’adolescents, est installé par le pape d’Avignon Urbain V pour y dispenser une instruction à des jeunes gens, pauvres ou riches, doués pour les études. Après cette période courte, l’abbaye va peu à peu décliner. Saint-Roman n’est pas un monastère bati. Des construction monastiques ont existé à partir de l’époque romane, mais le château s’installa à leur emplacement, détruisant ou modifiant ces bâtiments dans le sens d’une occupation plus civile. Si la campagne de fortifications du XIVe siècle a considérablement modifié l’aspect du rocher en taillant ses parois à la verticale, des éléments troglodytiques important susistent : - La chapelle de plus de 100 m2 avec sa voute de coeur romane et son siège du prieur taillé dans le rocher à la même époque. - les cellules qui accueillaient les premiers moines avant qu’ils ne prissent à une époque inconnue l’habitude de dormir en dortoirs suivant l’habitude bénédictine. Ils escaladaient le rocher ou empruntaient des échelles pour se glisser dans ces petites pièces par d’étroites ouvertures. Le grand intérêt de la vie troglodytique est de profiter de la constance termique qui règne sous terre et permet de conserver, avec le minimum d’échanges avec l’extérieur, une température de 14 à 16° toute l’année. La plupart de ces cellules ont été réaffectées à des usages divers au moyen-âge : pressoir et silos à céréales en particulier. En 1538, Psalmody se sécularise en collège de chanoines installé dans Aigues-Mortes. St-Roman est vendue à un particulier qui achève de la fortifier et remplace certaines constructions monastiques de la terrasse par un petit château. Transmis dans plusieurs familles de la région, le château de St-Roman finit par être démantelé dans la première moitié du XIXe s. par un de ses derniers propriétaires qui en vend toutes les pierres. Resté longtemps à l’abandon, la Société d’Histoire et d’Archéologie de Beaucaire entreprend, à partir des années 60, des fouilles sur le site et son déblaiement. La connaissance du site doit beaucoup à ces passionnés. La commune de Beaucaire devenue propriétaire en 1988 obtient le classement Monument Historique en 1991, ce qui permettra d’entamer des travaux de consolidation et de mise en sécurité. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Mazan Histoire de Mazan MAZAN, village de 5500 habitants est presque au centre du département du Vaucluse, entouré au Sud par les monts de Vaucluse et au Nord par le géant de Provence, le Mont-Ventoux. Son territoire de 3840 ha, traversé par la rivière d’Auzon, est situé à 6 km de Carpentras et 30 km d’Avignon. Nous sommes dans le Comtat Venaissin. Dès la période préhistorique, on retrouve sur les collines des habitats dispersés, mais fréquents. A la conquête romaine (50 av. J.C.), Mazan fait partie du territoire des Mémini dont la capitale est Carpentoracte (Carpentras). Dès le 1° siècle de grands domaines gallo-romains apparaissent. Notre terroir se dessine sur le grand cadastre romain de la colonie d’Orange, trouvé en 1950 et l’on peut encore voir les traces de la centuriation (carrés de 710 m de côté, soit environ 50 ha) dans la campagne, entre les chemins. Deux voies romaines secondaires, le chemin Mercadier au Nord et le chemin de BanaÏ au Sud parcourent le pays avant de monter dans les Alpes. D’importantes villae (fermes) habitées du 1° siècle au V° furent découvertes ça et là aux quartiers de Saint-Andéol, de Jusalem, de Saint-Mirat, etc... où l’on découvrit des fûts de colonnes, du marbre, des poteries, des autels votifs, des cippes et la très importante nécropole de Saint-Andéol fouillée depuis 1936 par Jean et Guy Barruol, archéologues. Puis ce sont les 66 sarcophages chrétiens des V° et VI° siècle groupés autour du cimetière actuel, comme une acropole, qui témoignent de l’importance de ce vicus (village) et de sa vie religieuse. D’ailleurs le nom de “Mazan” (première mention écrite “Madazanum” en 982) proviendrait du nom d’un grand domaine d’un gentilice (noble) romain, nommé “Matacius”. Ne dit-on pas que Saint-Andéol, vint d’Orient évangéliser le premier, cette région du Comtat au II° siècle, y resta environ vingt ans et peut-être vécu à Mazan ! En 1998, on découvrit trois fours de potier fonctionnant de l’an - 40 av. J.C. à 50 de notre ère. L’on y fabriqua des têtes de chevaux et de chiens en argile, à but cultuel, et des plaques de parements de type Campana, destinées à orner les temples, découverte unique en France. Puis c’est enfin une amphore vinaire de type italique Dressel de - 40 av. J.C. qui permet aux archéologues de conclure que nous étions en présence de la preuve du plus vieux vignoble celto-ligure ou gallo-romain (après Massilia/Marseille), vin que l’on exportait donc à cette période là. Pendant les invasions des barbares, la région se dépeuple. Mais au VIII° siècle elle est englobée dans l’Empire de Charlemagne “l’Emperi”. Le pays est administré par des comtes et des évêques : c’est aussi le royaume de Provence ou d’Arles. Dès 1125 la région appartient au Comte de Toulouse. Le village est doté d’un prieuré Saint-Andéol à son sommet (l’église paroissiale actuelle) tandis que N.D. du Puy (actuellement N.D. de Pareloup) était jusqu’en 1324 l’église paroissiale. Le Comte de Toulouse, Raymond VI donne en 1248, en fief à son fidèle chancelier pendant vingt ans, Pons Astoaud, la co-seigneurie du castrum (village fortifié) de Mazan. Mais après avoir été excommunié par l’Eglise pour avoir soutenu les Cathares, le Comte de Toulouse, Raymond VII, doit donner le Comtat qui devient terre papale en 1274. Les d’Astoaud la garderont jusqu’au XV° siècle. Au XIV°, une autre famille, les Retronchin, aura la co-seigneurie de Mazan pendant un siècle. Puis pendant deux ans le Cardinal Della Rovère la rachètera pour deux ans ; Il deviendra dix ans plus tard en 1505, le grand Pape Jules II, protecteur des arts. En 1498 une autre famille, Astoaud/Causans hérite d’une partie de la co-seigneurie et la gardera jusqu’à la Révolution. Au XVI°, Mazan est plusieurs fois assiégé et pillé par les bandes protestantes du Baron des Adrets et du seigneur de Montbrun. Pendant 200 ans, au XVII° et XVIII° siècle Mazan est en paix, c’est un village riche, mais les pestes, les famines, les mauvaises récoltes tendent à agiter la population. C’est vers 1725 que naîtra le célèbre Càrri de Mazan : Journée des Revendications accordée au Peuple par les deux co-seigneurs et qui se perpétuera encore tous les vingt ans ; Le dernier Càrri, formidable fête, eut lieu en l’an 2000, 40000 personnes y assistèrent. Avant la Révolution la richesse agricole de Mazan fut réalisée par les céréales, les cerises, les oliviers, les vers à soie, la garance, le chanvre et la vigne. 1789, la Révolution n’épargne pas Mazan : les familles nobles émigrent, le peuple est tyrannisé par les révolutionnaires. Le village aura plusieurs municipalités : républicaine, révolutionnaire, papiste et royaliste. Les églises sont fermées, vendues, profanées, les prêtres sont pourchassés, et disent la messe en cachette au péril de leur vie, le Culte abolit, les moines Récollets expulsés. L’Empire mettra fin à cette tragédie, très mal vécue par les populations ! En 1801 Napoléon rétablit le Culte, les mazanais très pratiquants, se ruent sur les sacrements interdits. Le moral revient, l’agriculture se développe sous le second Empire, malgré la décadence de la sériculture, la concurrence des couleurs chimiques face à la garance et en 1880 le phylloxera ravage les vignes. On replante avec de nouveaux plants, et la vigne se met à rapporter gros, la culture s’étend. La richesse du village recommence, malgré les guerres de 1914 et 1940. Mais vers 1950 le village se repeuple et en l’an 2000 plus de 5500 habitants, agriculteurs, retraités, commerçants, étrangers revivifient Mazan qui dispose maintenant d’un collège. Mazan est jumelé avec la ville de Moudon au canton de Vaud en Suisse. De nombreux monuments et le Musée municipal jalonnent notre village et rappellent à notre mémoire son Histoire très riche. Depuis quelques années, comme Carpentras, notre village a reçu le label “Pays d’Art et d’Histoire” bien mérité. Les célébrités de Mazan : Le grand sculpteur Jacques Bernus (1650-1728) réalisa de magnifiques anges, tombeaux et statues pour les églises de la région. Alexis Peyrotte (1699-1769) peintre né à Mazan fut peintre du Roi et ornemaniste renommé de la région parisienne. Jacques, François, Paul de Sade (1705-1778) né à Mazan, oncle du suivant, fut l’abbé de Sade écrivain renommé et poète auteur des Mémoires pour la vie de Pétrarque, il habitat son château de Saumane. Donatien Aldonse François, plus connu sous le nom de Marquis de Sade (1740-1814). Il préféra habiter surtout le château de Lacoste, mais réalisa dans son théâtre du très beau château de Mazan, (XVIII° siècle, maintenant Hôtel-restaurant), le premier festival de théâtre (assez honnête) de Provence, avec une troupe de Marseille. Notre village a sur son territoire la plus grande carrière de gypse, à ciel ouvert, d’Europe, des plâtres Lafarge. Mais son plus beau fleuron est sans doute la Vigne, et ses crus des Côtes du Ventoux pouvant être dégustés et appréciés à sa Cave coopérative et dans ses neuf caves privées. C’est un pays où il fait bon vivre au soleil et où les gens sont agréables. manPrecis attraitsMan
Hébergements Hébergements Villa Augusta Hôtel restaurant situé à Saint-Paul-Trois-Châteaux au coeur de la Provence à proximité de Montélimar et d'Orange, Priscilla et David MOLLICONE vous accueillent dans leur Relais et Châteaux où se marient luxe et gastronomie. A deux pas du centre historique du village, nous avons eu un coup de coeur pour cette maison, dont le passé glorieux remonte à l’époque romaine, et que nous avons entièrement restaurée. Ancienne Maison de maître Tricastine aujourd'hui Relais et Châteaux quatre étoiles la Villa Augusta est un lieu parfait pour goûter à la douceur de vivre provençale avec piscine et parc arboré de 4 000 m2, salons de repos, cave... Chaque recoin de cette maison provencale possède une âme et une histoire. À vous de les découvrir… manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Eglise Saint-Trophime La communauté chrétienne d’Arles est l’une des premières de la Gaule, avec la présence d’un évêque attestée dès 254. Bien plus, la cathédrale d’Arles obtiendra un temps le rang de primatiale des Gaules, et demeurera siège d’un archevêché jusqu’à la Révolution. Aujourd’hui, elle est église paroissiale. Initialement située à proximité du rempart antique de l’Hauture, la cathédrale fut déplacée vers le Ve siècle à proximité de l’ancien forum romain. Elle fut élevée en plusieurs phases et l’essentiel du monument que nous voyons aujourd’hui date du XIIe siècle, époque à laquelle sa façade, initialement sobre, fut rehaussée de sa magnifique statuaire historiée. L’édifice est l’un des plus importants du domaine roman provençal. C'est par ailleurs une église à reliques sur la route de Compostelle. Un chœur gothique remplace les absides romanes au XVe siècle. HISTOIRE: Des salles voûtées et un certain nombre de vestiges de l’Antiquité tardive, suggèrent la présence d’un bâti préexistant à l’église romane. Après une période de difficultés, l’Eglise et la ville d’Arles connaissent entre le Xe et le XIIe siècles un essor important qui nourrit les ambitions de renouer avec le passé glorieux de l’ancienne métropole. Avec la construction de l’église, l’ancien vocable de Saint-Etienne est remplacé par celui de Saint-Trophime. Le chantier commença vers 1100, la translation des reliques de saint Trophime dans la nouvelle cathédrale eut lieu en 1152. Au milieu du XVe siècle, le monument fut transformé : aux trois absides qui terminaient le chœur, fut substitué un chœur à déambulatoire et à chapelles rayonnantes de style gothique. A la fin du XVIIe siècle, Monseigneur de Grignan entreprit une vaste modernisation de l’église, ajoutant notamment des balcons à balustres aux extrémités du transept ainsi que de grandes verrières. Deux nouvelles portes à fronton sont ajoutées sur la façade. Lors de la Révolution, l’église fut transformée en temple de la Raison, et son mobilier d’origine en grande partie détruit. Par ailleurs, Arles perdit l’archevêché au profit d’Aix et Saint-Trophime fut désignée comme paroisse en remplacement de Notre-Dame-la-Principale (église Sainte-Anne) désaffectée. DESCRIPTION: Le monument est érigé en plusieurs phases. Il possède le plan caractéristique des édifices de Provence : une haute nef de cinq travées, voûtées en berceau brisé et flanquée d’étroits collatéraux ; un transept très court dont la croisée est surmontée d’une coupole et supporte le clocher. Le chœur comportait une abside principale et deux absidioles. A l’ouest, un portail somptueusement décoré complète l’ensemble. Enfin, au milieu du XVe siècle, un long chevet gothique avec déambulatoire et chapelles rayonnantes, remplacera l’ancien chœur roman. Consacré à l’évocation du Jugement dernier, le portail est aussi un modèle de vie proposé au fidèle et une illustration des gloires de l’Eglise d’Arles. La composition superpose trois thèmes majeurs : l’assemblée des saints Patrons, l’Epopée divine et l’Epopée humaine, allant de la chute originelle au sort futur des élus et des damnés. La composition culmine sur l’image solennelle et triomphale du Christ. Le trait dominant de cette œuvre magistrale est l’ampleur de son inspiration antique, héritage culturel romain symbole d’une véritable « renaissance ». manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée de la Résistance Évoque la vie sous l'Occupation et affiche des œuvres d'écrivains et d'artistes engagés. Ouvert tous les jours sauf le mardi : du 1er juin au 30 septembre : 10 heures à 18 heures manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Tour Philippe Le Bel Cet imposant donjon est le seul vestige d'une forteresse construite au XIIIe siècle sur ordre du Roi de France, Philippe IV le Bel, à l'entrée du Pont d'Avignon pour en contrôler l'accès. Elle avait donc une importance stratégique capitale dans le Midi médiéval. De belles salles voûtées accueillent des expositions artistiques. Au premier étage est présentée une maquette numérique en réalité augmentée restituant le Pont d'Avignon dans son intégralité avec ses 22 arches, son évolution au cours des siècles et celle de l'ensemble du paysage fluvial. Du toit-terrasse : panorama exceptionnel sur Villeneuve lez Avignon, Avignon et la vallée du Rhône. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Carpentras Histoire Préhistoire et Antiquité D'après Pline, le peuple qui occupe le secteur de Carpenctoracte sont les Meminiens14 Moyen Âge La ville accueille des Juifs depuis au moins le 28 février 1276, selon des rôles d'impôts de cette période. En 1155, Raymond V de Toulouse, marquis de Provence, envoie son chancelier Raous à Raymond 1er, l'évêque de Carpentras pour confirmer les privilèges du marché qui se tient à Carpentras. Au Moyen Âge, le marché se tient tous les vendredis dans le cimetière de Saint-Siffrein. Il y avait alors 200 marchands forains. Au début de la papauté d'Avignon, l'évêque Bérenger Forneri voulut, sans succès, interdire le cimetière au marché. Le pape Clément V établit sa curie à Carpentras en 1313. Lorsqu'il meurt en 1314, son successeur donne sa préférence à Avignon. Cependant, capitale du Comtat Venaissin en 1320, la ville profite de la munificence pontificale : gouvernée par ses évêques, elle s'étend et s'entoure d'une enceinte dont il ne reste plus que la porte d'Orange. Le marché s'étend, en 1385, sur la place de la Fusterie, actuelle place des pénitents noirs. Ce fut au cours de la seconde moitié du XIVe siècle que les remparts furent construits. En cette période troublée, les routiers et les voleurs de grands chemins, étaient monnaie courante. Ils profitaient des trêves de la guerre de Cent Ans pour piller. La crainte des autorités locales était l'occupation de ce vieil hospice, par ces brigands, pour ensuite entrer au sein de la cité. Carpentras dut être entourée de remparts. Ce fut Innocent VI qui donna ordre aux villes comtadines de se fortifier. Les travaux à Carpentras débutèrent en 1357 pour s'achever en 1392. Ils furent initialement confiés à Juan Fernandez de Heredia, capitaine général des Armes du Comtat Venaissin, qui en définit le tracé. Chassés de France par Philippe le Bel, les Juifs se réfugient en terres papales où ils sont en sécurité et bénéficient de la liberté de culte. Avec Avignon, Cavaillon et L'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras abrite une importante communauté juive dans un quartier qui ne devient ghetto qu'à la fin du XVIe siècle. Période moderne Au cours du XVIIIe siècle, la situation économique des Juifs s'améliore. Les comtadins voyagent beaucoup dans tout le Midi de la France, certains s'installent de façon semi-permanente à Nîmes, Montpellier, etc. L'usage du français se répand. En 1741 est reconstruite la synagogue de Carpentras, la plus vieille aujourd'hui en France. Si cette synagogue reste très discrète cette prospérité nouvelle est reflétée dans la salle de prière, chef-d'œuvre de décoration et de ferronnerie italianisantes. Par contre, la vie quotidienne ne peut guère refléter l'enrichissement des Juifs du Pape, qui ne sont pas autorisés à s'établir hors des « carrières » surpeuplées où les maisons de six ou sept étages apparaissent aux yeux des voyageurs qui arrivent à Carpentras comme de véritables gratte-ciel. Ce n'est qu'en 1784 qu'un cafetier de Carpentras est autorisé à recevoir des Juifs. Dès 1790, dans l'esprit révolutionnaire, Avignon chasse le vice-légat, représentant l'autorité pontificale et demande son rattachement à la France. À Carpentras, en revanche, les habitants tentèrent d'établir un petit État indépendant, qui réaliserait chez lui les réformes de l'Assemblée Constituante française, mais sans accepter de le réunir à la France. En avril 1790, sans l'accord du pape, mais en reconnaissant son autorité, ils se réunirent en assemblée et réformèrent le gouvernement : le pape y était reconnu comme souverain constitutionnel. Avignon, française depuis peu, chercha alors à forcer Carpentras à entrer dans la République française. Carpentras résista à deux sièges successifs menés par les Avignonnais. Le 2 janvier 1791, alors qu'à la suite de l'intervention des Avignonnais contre Cavaillon, les communes comtadines arboraient les trois couleurs, l'Assemblée représentative du Comtat, de plus en plus disqualifiée, suspendait ses travaux. Le 14, les Carpentrassiens se soulevaient contre les papistes, tenaient une assemblée dans la cathédrale Saint-Siffrein et demandaient leur rattachement à la France. Ils furent soutenus par l'Armée d'Avignon qui, dès le 20 janvier, vint mettre le siège devant la capitale du Comtat. Mais pluie et neige obligèrent à le lever. Au cours du mois de février, le mouvement fit tache d'huile. Le 7, vingt-cinq communautés comtadines, réunies dans la cité des papes, demandèrent leur rattachement à la France23. Le principe de former un département fut adopté, il devait avoir pour nom Vaucluse et son chef-lieu serait Avignon24. Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. Lieux et monuments • Le pays de Carpentras et du Comtat Venaissin est classé Pays d'Art et d'Histoire. • L'Arc de Carpentras, du Ier siècle (Classé Monument Historique 51) • La synagogue de Carpentras, la plus ancienne synagogue française (XIVe siècle). Édifiée en 1367, elle fut reconstruite au XVIIIe siècle.(Classé Monument Historique 52) • La tour du beffroi édifiée au XVe siècle avec son campanile en fer forgé richement ouvragé et son horloge du XVIe siècle, marque l'emplacement du château édifié au XIIe siècle par les comtes de Toulouse. (Classé Monument Historique 53) • L'ancien évêché (actuel palais de justice) XVIIe siècle (M.H) • La Charité avec ses deux étages d'arches et de loggias à l'italienne, hospice, puis établissement d'éducation et aujourd'hui Centre culturel. • La Porte d'Orange, témoin de l'architecture militaire du XIVe siècle, haute de vingt-sept mètres. • La Cathédrale Saint-Siffrein, elle a été édifiée au XVe siècle en l'honneur du saint patron de la ville. De style gothique provençal elle recèle, outre le célèbre Saint Mors (dont la tradition dit qu'il fut fait avec un clou de la croix du Christ), des œuvres d'art de haute valeur. Notamment, parmi les plus anciens, des vitraux gothiques (chœur et chapelle de Michel Anglici), et un retable du XVe siècle représentant le Couronnement de la Vierge entre saint Siffrein et saint Michel. Pour ce triptyque, qui a exceptionnellement conservé son superciel, ainsi que pour le vitrail représentant Saint Siffrein entouré de saint Michel et sainte Catherine de Sienne a récemment[Quand ?] été proposée l'attribution au grand peintre Enguerrand Quarton (Luc Ta-Van-Thinh 2002). • La bibliothèque Inguimbertine (Bibliothèque municipale classée, archives et musées de Carpentras). • L'Hôtel-Dieu de Carpentras avec sa vieille pharmacie. Ce bâtiment majestueux du XVIIIe siècle a été édifié à la demande de Monseigneur Joseph-Dominique d'Inguimbert qui repose dans la chapelle baroque. L'apothicairerie a conservé son état d'origine. • L'Hôtel d'Armand de Chateauvieux (Musée Sobirat, de la famille du même nom qui prend souche dans le dauphiné). • La maison de naissance de François-Vincent Raspail. • Le collège de Jésuites construit au XVIIe siècle, où Jean-Henri Fabre enseigna de 1842 à 1848 et dont les bâtiments restèrent voués à l'enseignement jusqu'en 1988. • Le canal de Carpentras. • La chapelle Notre-Dame-de-Santé a pris ce nom de Notre Dame de Santé à la suite de la peste de 1629. D'abord petit oratoire édifié vers 1401 et dédié à la "Vierge du pont de Serres", l'abbé Méry en fit une chapelle au XVIe siècle, et la chapelle actuelle fut construite au XVIIIe siècle. • Le château de la Roseraie (XIXe-XXe siècle) pour son jardin remarquable, inscrit pré-inventaire. • Le bureau des Postes inauguré en 1911, dans l'immeuble qu'occupaient les magasins de M. Albert Lunel (grand-père d'Armand Lunel) • Le couvent des Dominicains (chœur de l'ancienne église), qui abrita notamment l'ancien théâtre, et dont la réhabilitation a commencé en 2005 pour y accueillir l'Office du Tourisme, la Maison de Pays et le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine. • Le "Passage Boyer" (milieu XIXe siècle), surnommé aussi "rue vitrée", est une rue couverte d'une verrière supportée par des arceaux et une armature métallique de 90 mètres de long sur 5 mètres de large. • Graineterie Roux de Carpentras (classée M.H)54 • Aqueduc (classé M.H) • Chapelle du collège XVIIe (Classée M.H)56. La chapelle du collège est aujourd'hui lieu d'expositions. • Campagne de Bacchus (M.H) à Serres-Carpentras • Le cimetière Israélite (M.H) • Château du Martinet (M.H)57 • Chapelle Saint-Martin de Serres (XVIe et XVIIe siècles)58 • Chapelle des pénitents noirs (M.H) • Chapelle des pénitents gris (M.H) • Façade immeuble "Le petit Marseillais" Place Gl de Gaulle (M.H) • Hôtel de la Sous-Préfecture. XVIIIe. (M.H)59. • Ancien hôtel Thomas de la Valette Rue Isidore Moricelly. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Théâtre Antique d'Orange Les Romains se sont longtemps contentés de théâtres démontables construits en bois où seuls les spectateurs des premiers rangs pouvaient s’asseoir. La construction de théâtres permanents était interdite, le Sénat voulant empêcher que les divertissements détournent le peuple de ses devoirs religieux et civiques. Ce n’est qu’en 55 avant J.C. que Pompée fait construire à Rome le premier théâtre en pierre. Quelques décennies plus tard, sous le règne d’Auguste, le Théâtre d’Orange voit le jour. Avec celui d’Arles, il fait partie des premiers grands édifices publics construits dans la province Narbonnaise au début de l’Empire. Comme les Grecs avant eux, les Romains ont cherché à profiter d’une colline existante dont ils évidaient un versant pour y adosser les gradins. Il n’y a guère qu’à Rome et dans quelques autres grandes villes que les théâtres ont été construits en terrain plat avec de hautes et épaisses murailles et de profondes fondations nécessaires pour porter les gradins. Ici, ils sont adossés à la colline Saint-Eutrope. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Hôtel de Sade Ce bel hôtel particulier abrite le Musée Archéologique, et sert de dépôt pour le mobilier et les éléments sculptés trouvés à Glanum et aux environs. Construit sur les ruines d’un monument gallo-romain, il fut d’abord un prieuré, avant de devenir la première église paroissiale de Saint Rémy. Utilisé ensuite comme grenier à grain, c’est au XVe siècle qu’Hélène Hugolin de Fos entreprend la construction d’un hôtel particulier, relié à la demeure familiale par un arceau tendu sur la rue et existant toujours. Le mariage qui unira quelques années plus tard Agnette Hugolin de Fos et Balthazar de Sade, les verra s’installer dans cet hôtel. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Théâtre antique d'Orange - Édifié sous Auguste vers 25 av JC contre la colline St-Eutrope; - Aussi vaste que celui d'Arles; théâtre romain le mieux conservé au monde; - 10 000 spectateurs; - mur de 103m de haut x 35m large, la statue d'Auguste mesure 35m; - 76 à 122 colonnes pour améliorer l'acoustique en diminuant la réverbération. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Synagogue et ghetto de CArpentas Synagogue fondée au 14 siècle, la plus vieille de France. Ghettos juifs existaient. Autres villes avec synagogues: Cavaillon et Forcalquier. manPrecis attraitsMan
Nature & Plein air Nature et Plein air Dixie National Forest manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Palais Cardinalices Au XIVe siècle, plusieurs papes et prélats ont construit des villégiatures à l'extérieur d'Avignon : à Montfavet, Sorgues, Châteauneuf du Pape, Le Pontet, etc. Villeneuve fut leur destination privilégiée. Afin de s'attacher ces princes de l'Eglise, le roi de France seigneur de la ville les accueille à bras ouvert, les autorise à constituer de vastes domaines et à élever des demeures fastueuses. Quatorze palais seront élevés dans les collines dominant le fleuve ou à la lisière de la ville neuve. Le sommet du raffinement et de la démesure est atteint par le palais (aujourd'hui disparu) que le pape Clément VI bâti sur le promontoire rocheux jouxtant la Tour Philippe le Bel. Trois de ces palais deviendront des établissements religieux : le Chapitre Notre-Dame fondé par le Cardinal de Via, le Prieuré de Monteau fondé par le cardinal Bertrand, et la Chartreuse fondée par Innocent VI. Les autres ont été abandonnés après le retour de la Papauté à Rome et ont été très altérés. Des habitations modestes ont trouvé place dans les vastes bâtiments divisés, des ruelles se faufilent à travers les anciennes cours intérieures, des parcelles se multiplient dans les parcs morcelés, donnant à l'urbanisme de Villeneuve un caractère très particulier. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Site archéologique de Glanum Monument national - Au pied des Alpilles, sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence, le site archéologique de Glanum révèle un urbanisme exemplaire et d'importants monuments religieux et civils. Sous vos yeux se présente un oppidum gaulois érigé autour d'une source sacrée, une cité aux influences grecques puis latines. Connaître le site archéologique de Glanum • Des vestiges romains. Un arc et un mausolée, connus sous le nom d’« Antiques », restent longtemps les seuls vestiges visibles de Glanum, visité par des érudits et des voyageurs à partir du XVIe siècle. • Une civilisation originale. Depuis 1921, les archéologues mettent au jour les traces d’une civilisation originale au temps de son âge d’or (IIe siècle avant notre ère). Les Glaniques, Celto-ligures salyens, ont bâti autour de la source guérisseuse et sacrée une ville hellénisée par ses contacts avec Massalia, la Marseille grecque. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Les Antiques Ces deux monuments appelés plus communément "Les Antiques" marquaient l’entrée de la ville de Glanum. Mausolée des Jules Ce monument funéraire date des années 30-20 av. J.C. Particulièrement bien conservé, il doit sa célébrité à sa structure particulière et unique dans l’architecture romaine : un socle rectangulaire aux quatre faces magnifiquement sculptées surmonté d’un arc de triomphe, sur lequel est érigé un petit temple rond abritant les effigies des deux membres de la famille gallo romaine des Julii à qui est dédié ce monument exceptionnel. L’Arc de Triomphe Datant des années 20 ap. J.C, il a perdu le fronton qui surmontait la voûte. Il est orné de très beaux reliefs illustrant la conquête des Gaules par César et de fruits et feuillages, symboles de l’abondance, sculptés sous la voûte. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Pont d'Avignon Le pont Saint Bénezet, témoin majeur de l’histoire d’Avignon, est connu dans le monde entier grâce à la célèbre chanson. Construit à partir du XIIe siècle, il est plusieurs fois emporté par les crues du Rhône, et définitivement abandonné au XVIIe siècle. Classé Patrimoine Mondial par l’UNESCO. Visite audioguidée en 11 langues. Plus d'infos sur : >> www.palais-des-papes.com / www.avignon-tourisme.com D'après la légende, le pont a été édifié au XIIe siècle par un jeune berger du Vivarais, Bénezet, sur ordre céleste. Achevé en 1185, il constituait le premier passage sur le Rhône entre Lyon et la mer, le pont s'étire alors sur environ 900 mètres et compte quelques 22 arches. Démantelé en 1226, reconstruit et plusieurs fois emporté par le Rhône, son utilisation est abandonné au XVIIe siècle. Il comporte aujourd’hui quatre arches et une chapelle dédié à saint Nicolas. Il est célèbre de part le monde grâce à la chanson enfantine "Sur le pont d’Avignon". Tarifs : 5€ ; réduit 4€. Ouvert tous les jours, toute l'année. Dernière admission aux caisses 1/2 heure avant la fermeture du monument. Du 1er avril au 30 juin : 9h - 19h manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Château de Gordes En arrivant à Gordes, on se laisse surprendre par la grandeur imposante du château et de l'église qui dominent le village, pour mieux protéger comme par le passé, ses habitants et exercer leurs influences respectives. Le château reconstruit en 1525, existait déjà en 1031. Bien conservé et restauré avec soin, il lie l'architecture de la période troublée du Moyen Age au nouvel art de vivre de la Renaissance. L'imposant édifice est puissamment défendu par de grosses tours rondes dont la couronne de mâchicoulis supporte une terrasse pour l'artillerie, les hauts murs ont percés de trois étages de fenêtres « renaissance », on remarque aussi sur les murs, les tours et les échauguettes, les ouvertures des bouches à feu judicieusement réparties. La façade sud du château s'ouvre au soleil face au vieux Gordes ; derrière la fontaine, une porte voûtée percée dans la muraille accède par une cour intérieure à l'escalier monumental qui dessert le bâtiment. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Palais des Papes Avignon présente un paysage urbain grandiose : dominant la Cité et le Rhône, le Rocher des Doms offre un ensemble monumental exceptionnel constitué du Pont saint Bénezet, des Remparts, du Petit Palais, de la Cathédrale des Doms et des murailles impressionnantes flanquées des quatre tours gigantesques du Palais des Papes. Cet ensemble architectural unique est classé par l’UNESCO : « patrimoine mondial de l’humanité ». Le Palais des Papes est le symbole du rayonnement de l’église sur l’Occident Chrétien au XIVème siècle. Edifié à partir de 1335, en moins de vingt années, il est l’œuvre principalement de deux papes bâtisseurs, Benoît XII et son successeur Clément VI. Le monument constitue le plus important palais gothique de l'Occident (15 000 m2 de plancher, soit en volume 4 cathédrales gothiques), et présente au visiteur plus de vingt lieux, théâtres d’événements au retentissement universel avec, notamment, les appartements privés du pape et leurs fabuleux décors de fresques exécutés par l’artiste italien Matteo Giovannetti. Le Palais des Papes accueille 600 000 visiteurs par an. Il fait partie des 10 monuments les plus visités en France. manPrecis attraitsMan
Nature & Plein air Nature et Plein air Grotte de Thouzon C'est l'unique grotte naturelle aménagée pour le tourisme en Provence !!! La grotte est devenue un authentique écomusée et une inépuisable "bibliothèque" ouverte sur le passé géologique et biologique de notre planète. D'une grande richesse et d'une grande diversité, située à seulement 18 km d'Avignon, elle représente un lieu incontournable. La grotte se visite uniquement sous la conduite d'un guide (durée de la visite : 45 minutes). Pour vous rafraîchir, un bar-buvette et des glaces vous seront proposés sur place. Ouvert tous les jours 10h-12h / 14h-18h Tarif adulte : 8,70€ manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Gordes Ce village peut s'enorgueillir d'être l'un des plus beaux villages de France, avec ses ruelles caladées qui s'insinuent entre les maisons hautes, bâties à même le roc, agrippées contre ses flancs qui respirent de mille histoires et légendes. Gordes est fier également de son superbe château dressé en son coeur nous rappelant un passé riche aussi bien en conquêtes qu'en souffrances et qui abrite désormais le Musée Pol Mara et l'hôtel de Ville. Gordes préserve aussi sur ses terres, le village des Bories, ces curieuses constructions arrondies en pierres sèches, l'abbaye de Sénanque confinée dans son vallon verdoyant, le moulin des Bouillons et les caves du Palais Saint Firmin. Pour ce qui est de l'âme, Gordes a pu voir se développer en son sein, l'esprit artistique avec des peintres illustres tels qu'André Lhote, Marc Chagall, Jean Deyrolle, Victor Vasarely et Pol Mara, entre autres, qui ont trouvé ici l'inspiration. Cette culture se perpétue encore aujourd'hui avec, durant la belle saison, de nombreuses expositions dans des lieux empreints d'histoire comme l'aumônerie Saint-Jacques, la chapelle des Pénitents Blancs.. . La commune de Gordes sauvegarde son patrimoine avec rigueur et amour afin que son succès ne le dénature pas. Car, Gordes, est un haut lieu touristique de par son histoire, sa situation géographique exceptionnelle, ses activités culturelles de qualité ainsi que la renommée de ses restaurants et hôtels. Gordes se doit de demeurer authentique, conservant ses traditions provençales, tout en s'ouvrant pour accueillir un tourisme qui sait l'aimer et le respecter. HISTORIQUE Gordes était un oppidum de la tribu des Vulgientes ou Vordenses qui ont donné leur nom à la bourgade primitive, par la transformation coutumière du V initial en G (Vordenses - Gordenses) à l'époque Gallo-Romaine L'histoire de Gordes remonte à une période bien antérieure et, déjà à l'époque gallo-romaine, il constituait le principal oppidum de la Cité de Cavaillon dont le diocèse était l'un des plus anciens de la Gaule. Car le hasard historique a fait de Gordes, et ceci jusqu'à la révolution, une place frontière relevant, d'une manière assez particulière, d'un diocèse situé en pays étranger. Cette frontière était d'ailleurs signalée sur toutes les cartes romaines. La terrible insécurité, due aux multiples invasions, au cours des siècles contraignit les populations des campagnes à se réfugier sur les hauteurs. C'est l'origine de ces villages perchés. La valeur stratégique de ces agglomérations fortifiées perdurera pendant tout le Moyen Age et une partie de la Renaissance, notamment au cours des Guerres de Religion. C'est la raison pour laquelle Gordes a vécu dans la défensive et a appris à se protéger, peut-être plus que d'autres. ce qui donne, sûrement, même de nos jours, un aspect rude et quelque peu austère à ce village, véritable labyrinthe de pierres sèches, dont les habitants, au fil des siècles, ont gardé les traces, dans leur mémoire ancestrale, des tourments du passé. Entre les invasions multiples, les guerres de religion (y compris le massacre des vaudois), la peste, deux tremblements de terre (heureusement légers), un bombardement à la fin de la deuxième guerre mondiale, et la multitude de maux engendrés par ces événements, tel la famine et le dépeuplement, les Gordiens ont eu maintes occasions de montrer leur courage, leur force et de prouver leur attachement à ce village solidement accroché à son roc ! Classé un des Plus Beaux villages de France, Gordes a su se tailler une réputation mondiale dans le respect de son passé et de ses traditions, tout en étant un centre culturel très apprécié avec de nombreuses manifestations artistiques. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Venasque Classé comme un des plus beaux villages de France Protégé depuis les temps les plus ancien par sa situation pratiquement inexpugnable, au sommes de son rocher, Venasque est considéré comme un des plus authentiques villages du Comtat Venaissin auquel il a donné son nom. Cette réputation, il la doit non seulement aux Monuments historiques, mais plus encore à un arrêté municipal de 1967 interdisant toutes modifications extérieures des maisons et exigeant que les ruines soient reconstruites telles qu'elles furent. Venez découvrir le baptistère de Venasque, très bel édifice religieux datant du VIème siècle dans sa première construction. C’est un édifice quadrilobé, en forme de croix grecque, avec des absides en cul de four, un décor d’arcatures aveugles et des colonnes de réemploi antique. Il est, avec les baptistères de Fréjus, d’Aix en Provence, de Riez et de Poitiers, un des plus vieux édifices religieux de France. Il se situe sur la place du Presbytère, à gauche de la grande porte de l’église Notre Dame. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Seguret Classé comme un des plus beaux villages de France BREF HISTORIQUE DE SEGURET Des pointes de flèches et des haches de serpentine retrouvées montrent que Séguret fut habité dès l’âge de pierre. De l’âge de fer, on a retrouvé des traces de foyers dans les grottes de l‘Ouvèze. Nos ancêtres, les Gaulois, étaient ici représentés par les Voconces. Puis vint Rome. Après une conquête musclée, celle-ci amena dans la région la Pax Romana qui permit une grande stabilité et une prospérité enrichissante tant sur le plan économique que culturel. L’habitat de Séguret était à l’époque dispersé entre plaine et vallons. En effet, Séguret signifie en provençal sûr, sécurité et dans les périodes troublées, son habitat, au fil des siècles, se rassemblera derrière ses remparts et sous la protection de son château fort. Mais, ce n’était pas le cas durant la période romaine. On a retrouvé de nombreux vestiges de cet habitat romain disséminés dans les vignes et, en particulier, en 1876, une grande statue de 3 m d’un dieu vêtu à la romaine, un aigle à ses pieds la main droite posée sur une roue. A été également retrouvée une statue d’un dieu des forêts, une flûte dans la main gauche, la droite tenant un maille. Ces 2 statues se trouvent actuellement en Avignon mais l’on peut voir un beau moulage du dieu sylvestre à la Chapelle Sainte Thècle. Vint ensuite la dure période qui dura 400 ans des invasions barbares et des grandes épidémies de peste. Suivent des années de chaos . Séguret dépendait de l’église cathédrale de Vaison qui prétendait ne relever d’aucun suzerain et refusa au X° siècle de rendre hommage au Comte de Toulouse , pourtant propriétaire du Comtat Vénaissin (le nom vient de Vénasque). Au XI° siècle, le Comte de Toulouse se fâche vraiment, s’empare de Vaison et y construit un château fort. Ainsi que plusieurs autres dans les environs immédiats. Il reste une partie importante de celui de Séguret auquel on a accès par une beau sentier piétonnier d’où l’on jouit de points de vue superbes. Suit une période de tiraillement entre le Comte de Toulouse, le Roi de France, le Pape, le Prince d’Orange. Le Pape essayera de résister, surtout à coups d’excommunications mais en vain. En 1240, le Comte de Toulouse rachètera Séguret au Prince d’Orange pour 35.000 sous raymondins. En 1253, un inventaire (le polyptique Alphonsin) dresse un Etat des biens à Séguret d’Alphonse de Poitiers, Marquis de Provence et Comte de Venasque. Il est contresigné par 4 notables ségurétains dont le Chevalier de Reynier qui a donné son nom à la Porte d’entrée de notre village, plus souvent appelée Portail de la Bise, compte tenu de son exposition au vent du Nord. Enfin, après cette période de lutte d’une quarantaine d’années, en 1274, le Comtat revient officiellement au Pape.Rappelons que le Pape rachètera Avignon à la Reine Jeanne seulement en 1348. Le gouvernement du Pape durera 517 ans de 1274 à 1791. Période malheureusement troublée par les guerres de religion. Séguret passe peu à peu de l’autorité d’un recteur (généralement un évêque) à la Liberté Communale. D’abord tirés au sort parmi tous les habitants, les Conseillers le seront ensuite à la ballote (ceux qui ont en estime cadastrale 135 florins pour la première main, 35 pour la seconde). L’administration papale n’était plus très satisfaisante et, depuis un siècle, le village s’administrait pratiquement par lui-même. En 1791, malgré la réticence de Séguret, suite à un référendum, le Comtat devint Français et Républicain, le droit de vote appartenant aux citoyens censitaires (qui payent le cens). En 1804. Les maires sont désignés par l’autorité impériale. En 1814. A nouveau « Vive le Roi » En 1848. Droit de vote pour les hommes En 1944. Droit de vote pour tous. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Sorgues Histoire Préhistoire et Antiquité Des fouilles ont permis de vérifier que ce site fut occupé dès le Néolithique. Les stations des Ferrailles et de Saint-Martin ont livré traces de foyers, poteries, outils lithiques, lames, perçoirs, pointes de flèches8. Mais le plus important site préhistorique se trouve au Mourre de Sève, sur la route d'Entraigues, et date de l'époque d'Hallstatt, au premier Âge du Fer. Son occupation eut lieu entre le VIe et le IIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des vestiges prouvant des relations commerciales avec les Phocéens de Massalia, en particulier des amphores massaliotes à pâte micacée, une coupe attique et des pièces de céramiques décorées8. La cause de l'abandon de ce site fut la bataille de Vindalium, qui en 122 av. J.-C. opposa le consul Domitius Ahenobarbus, et ses légions, aux Arvernes de Bituit et aux Allobroges de Teutomalius. Les Celtes furent vaincus et la petite cité de Vindalion détruite8. L'Itinéraire d'Antonin note sur la Via Agrippa, entre Avignon et Orange, un relais désigné sous le vocable de Cypresseta, qui vient de Cypris : "la Chypriote", surnom d'Aphrodrite (Vénus romaine), port ionien sur le Rhône, son emplacement se trouvait au lieu-dit « La Traille » , au confluent du Rhône et de l'Ouvèze, où ont été dégagées, lors de fouilles, des substructions, des urnes et des amphores8. Moyen Âge Reconstitution à un carrefour giratoire du premier pont en pierre de Sorgues Dans le seconde moitié du XIe siècle, un pont de pierre fut construit en remplacement d'un vétuste pont de bois. Désormais la cité, dès 1063, prit le nom de Pons Sorgie, Pons-de-Sorgo en provençal et Pont-de-Sorgue en français. Le comte de Toulouse, suzerain du comté de Provence, fit ériger un castrum pour défendre ce passage. Lors de la transaction de 1125, entre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et de Provence et Raimond Bérenger Ier, fils du comte de Barcelone et comte de Forcalquier, pour le partage de la Provence, le castrum fut laissé dans l'indivision. Du Xe à la fin du XIIe siècle, l’église Saint-Martin-de-Gigognan (détruite dans les années 1990) appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus11. Raymond V de Toulouse y créa un Hôtel des monnaies. Au mois d'avril 1212, Raymond VI convint que le consulat de Sorgues serait désormais sous la dépendance de celui d'Avignon qui devrait désigner trois consuls parmi les co-seigneurs et notables de la cité. Les fortifications défendant la ville furent abattues sur ordre de Louis IX, en 1226. Et cette même année, avant d'essayer de contraindre Avignon, cité fidèle au comte de Toulouse, le légat pontifical ordonna aux Sorguais et à Nicolas de Corbie, l'évêque d'Avignon de mettre à bas la forteresse du comte de Toulouse. Passé, en 1274 sous le contrôle de la papauté, les papes se réservèrent le droit de nommer gouverneur, capitaine et viguier. Seule la communauté sorguaise nommait ses consuls chaque année. La cité, compte tenu de son importance stratégique qui en faisait l'avant-poste d'Avignon, ne fut jamais inféodée. Jean XXII fit édifier, en 1317 le premier palais pontifical sur les bases de l'ancien castrum. Ce fut en 1322, que l'abbé de Cluny rétrocéda à la papauté ses droits sur l'église paroissiale. Et en 1354, l'Hôtel des monnaies, installé à l'intérieur du palais pontifical, cessa d'émettre pour être transféré à Avignon. Urbain V, en 1364, fit apporter plus de commodités au palais et en fit sa résidence d'été. Renaissance Le 2 août 1562, le palais pontifical, défendu par une garnison italienne, fut brûlé par le baron des Adrets, baron des Adrets qui ruina aussi le couvent des célestins à Gentilly. Nouvelle catastrophe en décembre 1570, quand les eaux de l'Ouvèze refoulées par unecrue du Rhône envahirent la ville causant de nombreuses victimes. Si la peste de 1580 ne fit que quelques dizaines de morts, la suivante en 1587 fut beaucoup plus meurtrière. De même que celle d'avril 1640 à juillet 1641 qui fit 161 victimes. Période moderne La peste de 1720, dernière en date des grandes pandémies, fit, quant à elle, plusieurs centaines de décès. La Révolution chassa les ordres religieux de la ville, et en particulier les célestins de Gentilly. Le couvent qu'ils occupaient depuis le XIVe siècle fut vendu comme bien national au conventionnel Stanislas Rovère dont le frère Siméon fut l'évêque constitutionnel d'Avignon. Alors qu'il était encore l'objet de restauration en 1786, les restes du palais pontifical furent eux aussi vendus à des entrepreneurs qui utilisèrent les pierres comme matériaux de construction. En 1840, au cours du mois de novembre, des pluies diluviennes firent monter les eaux jusqu'à 1, 25 m, quant à la crue de 1856, elle atteignit 1, 87 mètre. Période contemporaine Une nouvelle crue de l'Ouvèze, en 1936, provoqua une importante inondation. Elle envahit l'église paroissiale et noya le maître-autel. Alors que le débarquement se préparait en Provence, un dernier train de déportation passa à Sorgues le 18 août 1944 et des résistants aidèrent des prisonniers à s'évader. Cet évènement avait été précédé, le 2 août 1944, par des raids aériens alliés qui bombardèrent la ville. Agriculture Une partie du terroir de la commune fait partie de l'AOC châteauneuf-du-pape, appellation locale ou cru des côtes-du-rhône méridionales. En plus de Sorgues, l'appellation, la seconde en importance après celle de Saint-Émilion, couvre la commune de Châteauneuf-du-Pape et une partie de celles d'Orange, Bédarrides et Courthézon. Les vendanges y sont obligatoirement faites à la main (pas de mécanisation). La syrah introduite plus tardivement sur l'appellation est conduite sur fils et en taille Guyot. Pour tous les autres cépages de l'appellation, c'est la taille en gobelet à deux yeux par courson avec un maximum quinze yeux francs par cep en plus du bourillon. Le rendement a été fixé à 35 hl/ha. De plus la vendange subit la rapée qui élimine nécessairement 5 % des grappes avant vinification. L'on note aussi diverses cultures fruitières et maraîchères. Lieux et monuments Il existe sur le territoire de la commune plusieurs bâtiments historiques ou dignes d'intérêt27. Patrimoine civil • Vestiges du Palais des papes de Sorgues construit par le pape Jean XXII : donjon carré et restes de courtines intégrés à des habitations. Localisation : centre-ville, rue du Château. • Maison dite "de la reine Jeanne" XIVe : ensemble des bâtiments (IMH), où résida Juan Fernandez de Heredia, cour intérieure avec chapelle ; peintures murales du XIVe siècle transportées au Louvre. Localisation: 87 rue de la Tour. • Hôtel de la Monnaie (XIVe siècle) : élévation et toiture (IMH le 14/10/1991). Représentatif de l'architecture en Comtat Venaissin de cette époque. Localisation: 300 rue Ducrès. • Château Saint-Hubert XVIIIe siècle : belle façade avec pavillon central arrondi, couronnée d'une balustrade ornée de pot-à-feu (toiture inscr.MH le 28/10/1949). Ce château comportait un jardin en façade entouré d'un mur surmonté de grilles ainsi que d'un portail en fer forgé (lieu actuel non connu). Il surplombait à l'arrière sur un jardin privé devenu aujourd'hui parc municipal (largement remanié). Localisation: centre-ville, avenue d'Avignon. • Château de Brantes (ou de Silvan) XVIIIe et XIXe siècles (IMH 6/11/1987) : bâtiment central et 2 corps de bâtiment en aile ; portail, grille d'honneur ; jardin (classé jardin remarquable); vaste parc planté sur le pourtour de grands platanes l'isolant des constructions modernes alentour. Cette propriété appartient toujours à la famille de Brantes. Des visites guidées sont organisées en été (rech. de précisions en cours). Localisation: route de Vedène. • Château de La Serre : médiéval et Renaissance, lourdement restauré au XIXe siècle en style néorenaissance. • Château d'Oiselay: Famille du Laurens d'Oiselay • Château du Dragonnet • Château Rassis (MJC) • 'Château Pamard (centre aéré) • Mairie (XIXe siècle) : Grand escalier, stèle monument aux morts. • Monument du Train Fantôme : hommage aux victimes du dernier train de déportation passé à Sorgues le 18 août 1944 et aux résistants ayant aidé les évadés. • Pont des Arméniers ou des Arméniens : pont suspendu au-dessus d'un bras du Rhône dit bras des Arméniers construit en 1925-1926 pour remplacer les bacs soumis aux caprices du Rhône. Il reliait l'île agricole de l'Oiselet à la ville. Il est interdit à la circulation en 1975. Inscrit aux Monuments Historique le 5 novembre 2001. • Roues à aubes : route de Vedène, ... Patrimoine religieux • Chapelle St Sixte (XIIe siècle) : abside enchâssée dans une habitation privée (inscrite aux Monuments Historiques le 28/10/1949). Seul le chevet est visible de la rue. Localisation: rue Saint-Sixte. • Domaine de Guerre : monastère Patrimoine environnemental • Colline du Mourre de Sève : abri sous roche, ancien oppidum et atelier de poterie (1er âge du fer (aucune trace visible) où ont été trouvés du mobilier et de la poterie de la Civilisation de Hallstatt. Localisation : route d'Entraigues, sur la droite. Personnalités liées à la commune • Pablo Picasso loue la villa des Clochettes le 25 juin 1912. Picasso de retour à Paris, fit emporter les pierres où il avait peint un tableau ovale et il adopta en novembre page?. • Georges Braque le rejoint en louant la villa Bel-Air début août. Mais bientôt appelé au front de la Grande Guerre où il est blessé, il ne retourne à Sorgues qu'en 1917 à la fin de sa convalescence. Braque a découvert à Sorgues plusieurs technique dont celle des papiers collés que Picasso adoptera à son tour. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Baux-de-Provence - Doit son nom au bauxite - éperon calcaire impressionnant attirant 2M de touristes par an; - 11 siècle; - Au Moyen-Âge, fief des seigneurs régnant sur 80 autres fiefs; manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Arènes d'Arles L’amphithéâtre est le monument le plus important de l’ancienne colonie romaine qui nous soit permis d’admirer, quelque deux millénaires après son édification. Son architecture est entièrement conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public. Dans leur élévation initiale, les gradins pouvaient recevoir environ 21 000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages. Devenu dès le début du Moyen Âge une véritable ville close et fortifiée, l’édifice ne fut dégagé qu’au XIXe siècle. Il retrouva alors, pour partie, sa fonction initiale, notamment avec la tauromachie, ce qui lui vaut sont appellation courante actuelle d’« arènes ». C’est aujourd’hui le monument de la ville le plus visité, portant ainsi l’image d’Arles dans le monde entier. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Fontaines de Carpentras Les fontaines de Carpentras Le mont Ventoux est caractérisé par une importante circulation d'eaux souterraines qui alimentent depuis toujours le Comtat Venaissin. Au XIVème siècle, le pape Clément V achète les eaux pures et claires des sources du Barroux et de Caromb et fait construire un conduit d'alimentation. Les trois premières fontaines de Carpentras voient le jour. A partir de 1730, les fontaines publiques se multiplient, grâce à la construction d'un grand aqueduc (630m de long, 23m de haut) acheminant l'eau de Caromb. L'architecte Antoine d'Allemand (1679-1760), l'ingénieur du roi, en est à l'origine. Les réseaux d'adduction sont modernisés pour améliorer l'hygiène et l'esthétique de la ville : les fontaines sont alors un signe extérieur de richesse pour les communes qui se doivent d'en avoir une sur leur place principale, comme pour les hôtels particuliers. En 1808, on compte ainsi 113 fontaines ; 13 publiques, 89 privées et 11 en dehors du centre. La corvée d'eau étant une tâche essentiellement féminine (les hommes avaient honte de s'y rendre !), les fontaines du village constituent alors un véritable pôle de sociabilité, de rencontres entre jeunes gens, d'échanges d'informations, voire de commérages ... Les fontaines peuvent avoir une structure «adossée» ou à «plan centré», selon la manière dont elles sont alimentées. Les premières sont placées contre un bâtiment et ont un bassin en auge, les autres ont un bassin circulaire ou hexagonal avec un bloc de distribution central. Ornementales ou symboliques, les sculptures qui les surmontent sont en pierre ou en fonte. Par exemple, les formes ovoïdes symbolisent la fécondité, quatre visages dans une fontaine à plan centré les quatre saisons... A l'époque moderne où chacun possède une arrivée d'eau à domicile, les fontaines n'ont plus de fonction utilitaire. Une prise de conscience de leur importance dans le patrimoine a permis d'en réhabiliter certaines, pour leur simple fonction décorative et rafraîchissante en période estivale (fontaine de l'Ange, place Maurice Charretier en 2004, de la place saint Siffrein en 2007). La fontaine de l'ange à Carpentras - Place Maurice Charretier Cette fontaine représente à elle seule toutes les fontaines de Carpentras et l'attachement de notre ville à l'eau. Construite en 1731, la Fontaine de l'Ange est unique par bien des aspects : le bassin octogonal, surélevé d'une marche, est chapeauté par un fût avec un premier socle octogonal, puis un second ovale qui supportait la panse. Une troisième panse profi lée est ornée de quatre grands mascarons, alternant avec quatre plus petits. D'une hauteur de 3m42, sans compter le génie qui mesure légèrement plus d'un mètre, la vasque offre un diamètre de 3m60. Elle fut détruite en 1904, au lendemain de la Fête de la Fontaine de l'Ange au cours de laquelle le piédestal s'était effondré... Elle fut reconstruite en 2004. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Canal de Carpentras Le canal de Carpentras Cʼest grâce au travail dʼingénieurs, de géomètres et de concepteurs, mené pendant près de quatre siècles que le canal de Carpentras a pu voir le jour et faire de notre région aride un territoire agricole prospère en produits maraîchers. Les premiers canaux du département ont été construits dans l’espoir de faire tourner les moulins et de transporter les marchandises. Des ingénieurs se sont d’abord attelés à la construction du canal de Cabedan, dans le Lubéron, en 1765. Le tracé de ce canal, qui prend son eau sur la Durance, est ensuite emprunté en 1770 par le canal du Plan oriental afin d’alimenter les moulins des Taillades. En 1849, le canal de l’Isle-sur-la-Sorgue emprunte lui aussi le même tracé pour irriguer les communes de l’Isle-sur-la-Sorgue et du Thor. Le tronc commun à ces trois canaux, s’étendant sur 21 km de Mérindol à Lagnes, est appelé canal mixte. C’est en 1853 que le syndicat du canal de Carpentras est créé, avec à sa tête, Louis Giraud, surnommé le « père du canal ». Le canal de Carpentras est construit sur 65 km, en prolongation du canal mixte. Il part de Lagnes pour irriguer la plaine de Carpentras, et se jeter ensuite dans l’Aygue après avoir traversé l’Ouvèze pour desservir les plaines du Comtat Venaissin. Il a d’abord été construit en terre puis revêtu, par la suite, de béton sur toute sa longueur. Le canal permet de mener l’eau aux agriculteurs, et maintenant aux jardins de particuliers par l’intermédiaire de 800 kms de fossés d’irrigation, appelés filioles. L’arrosage actuel s’effectue par la mise sous pression et par les stations de pompage qui montent l’eau au-dessus du canal. Aujourd’hui, 35 stations élèvent les eaux jusqu’au pied du Mont-Ventoux. Ce système a permis de mener deux grands projets : les côteaux de la Nesque et les terrasses du Ventoux, et de passer de l’arrosage de 6000 hectares à 11000 hectares de terrains. Le canal couvre actuellement 11000 hectares sur 25 communes et 6 communautés de communes. Le canal, ce sont aussi 150 ponts, 3 tunnels, 5 siphons et 100 millions de m3 transportés sur toute la zone. Sa pente moyenne est de 25cm au km. Au-delà de sa mission de fournir de l’eau aux agriculteurs, le canal permet aussi d’alimenter les nappes phréatiques. C’est lui qui permet aux platanes de pousser sur les bords des routes par exemple. Il alimente aussi les bornes à incendie des zones forestières, permet de transporter des eaux en période de pluie, et est une zone d’assainissement pluvial intéressant pour les riverains. Les bords du canal sont des lieux de promenade, trop souvent méconnus des carpentrassiens, car le canal est discret, parfaitement intégré dans le paysage que les hommes ont façonné autour de lui. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Caves du Palais St-Firmin POSITION APPROX* Après de nombreux travaux de restauration, les caves du Palais Saint Firmin ont été ouvertes au public en 1999. Situées dans le village de Gordes, elles ont été aménagées sous une grande maison dite « Palais Saint Firmin » et sont composées de différentes salles troglodytes avec escaliers souterrains, citernes, ancien moulin à huile seigneurial… Les travaux d’aménagement de ces caves n’ont jamais réellement cessé depuis leur découverte en 1961. Aujourd’hui, monsieur et madame Morand vous proposent de venir découvrir l’évolution, l’histoire et l’architecture de ces caves par le biais d’un documentaire, nouvelle animation culturelle des caves du Palais Saint Firmin. Les fouilles ont entrainé la découverte de nombreux objets. Ces objets proviennent des différentes maisons qui ont existé sous le palais Saint Firmin. Nous pouvons ainsi supposer qu’une cordonnerie, une pharmacie, des cafés… se sont succédé au cours des siècles. Ces témoins de l’histoire de ce lieu sont exposés à la fin de la visite, dans un nouvel espace qui leur est consacré. UN SITE CACHÉ SOUS LA ROCHE Les « villages citadelles » comme Gordes sont un véritable défi à la nature. En effet, pour faire face au manque d’espace au sol, les maisons intra-muros s’entassent et mettent en place une vie souterraine. Si les hommes vivaient en surface, l’industrie et l’artisanat en revanche se sont développés sous terre. Il existe à Gordes un gigantesque réseau souterrain souvent plus impressionnant que les maisons qui l’abritent. Actuellement, cet envers du décor, enseveli sous les remblais, n’est pas visible. Enfin presque, puisque après plus de quarante ans de travaux de déblaiement, les touristes peuvent aujourd’hui découvrir une partie de ce monde souterrain. Sous le Palais Saint Firmin, une grande maison de la Renaissance, existe un réseau de caves. Depuis 1999 il est possible de visiter la partie la plus représentative de l’intensité de cette activité souterraine. Ce réseau de moulins à huile, citernes, canalisations, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, et offre l’occasion de s’immerger dans la vie troglodytique de Gordes. LES CAVES COMME RUELLES SOUTERRAINES L’emplacement des caves, proche de l’église et du belvédère, témoigne de l’ampleur des contrastes architecturaux de Gordes. Etagé sur sept niveaux et près de 20 m de dénivellation, cet ensemble extraordinaire compte une cinquantaine de caves, dont certaines sont reliées entre elles par des couloirs, des escaliers ; d’autres débouchent à l’air libre. On y trouve des moulins à huile, des citernes, un magnifique four à pain et diverses salles servant d’entrepôt: tout un patrimoine relatif à l’ancienne vie artisanale du village. La découverte de ces caves apparait comme un passage important, aujourd’hui on dirait incontournable, pour tous ceux qui veulent s’imprégner de l’univers souterrain de Gordes. LES CAVES COMME LIEU SEMI-TROGLODYTE Les trois niveaux que l’on visite sont représentatifs des structures creusées sous les maisons du village de Gordes et illustrent l’habileté des constructeurs dans un environnement naturel particulièrement difficile. Les caves du Palais Saint Firmin sont un exemple remarquable de semi-troglodytisme, notamment par l’harmonie entre des constructions de pierre et la roche creusée par l’homme. Ce qui transparaît de ce système de construction est la richesse des styles : les caves, d’abord anciennes carrières probablement, ont été aménagées entre le XIe siècle et le XVIIIe siècle et des structures romanes importantes s’y voient encore. Les structures supérieures enchevêtrées ainsi que les voûtes permettent de repérer les époques. Au sol, les rigoles et les cuves sont creusées à même la roche. LES CAVES COMME LIEU D’HISTOIRE ET D’ARCHITECTURE Au XVIe siècle, durant les guerres vaudoises, la ville a été épargnée et quelques-uns trouvèrent refuge au sein des caves. Le baron de Gordes déclare qu’ « il y a au dit lieu de Gordes deux hommes qui font ordinairement de la poudre à canon et un serrurier qui ne fait que rhabiller arquebuses, et se doute bien que ce sont ces gens là ». La majeure partie de ce lieu souterrain a abrité un très grand moulin à huile d’olive qui a probablement fonctionné jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Sous la Révolution, le propriétaire de l’époque, président de la chambre apostolique du Comtat Venaissin, François Marie de Gaudin de Lancier, prévenu in extremis de l’arrivée d’hommes armés, put quitter sa demeure grâce à ce réseau souterrain. Plus près de nous, le déblaiement de certains niveaux atteste leur utilisation pendant la guerre. De 1960 à 2000, quarante ans de travaux de déblaiement, à vrai dire non encore terminés, se sont avérés nécessaires afin d’ouvrir le lieu au public et d’y faire découvrir son activité passée. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Chateauneuf du Pape Moyen Âge Le vieux château des papes Après la papauté itinérante de Clément V, Avignon devient résidence des papes à partir du règne de Jean XXII. C'est grâce à lui que le vignoble de Châteauneuf-du-Pape a pu se développer. Il a amené avec lui à Avignon des banquiers et des vignerons de Cahors dans le but de renforcer les richesses de la papauté « décentralisée ». Les vignerons de Cahors récupérèrent à Châteauneuf d’anciennes parcelles laissées par les templiers chassés par Philippe le Bel et mettront en place les grands fondements qui permettront le développement du vignoble de Châteauneuf-du-Pape. Jean XXII, fit encore davantage pour la ville : il fit construire une forteresse, résidence secondaire des papes d’Avignon. Les premières années le vignoble de Châteauneuf ne fournit que quatre puis six tonneaux par an de vin papalin. Dès 1325 la production atteignit douze tonneaux. Trois ans plus tard Jean XXII pouvait partager sa récolte avec son neveu Jacques de Via, le cardinal-évêque d’Avignon. Les spécialistes ont calculé que le vignoble pontifical devait alors couvrir huit hectares. Ce fut sous le pontificat de Clément VI, en 1344, que le premier terroir connu de Châteauneuf-du-Pape fut répertorié. Il était dit Vieille Vigne (de nos jours Bois de la Vieille). Innocent VI apprécia fort le Châteauneuf autant blanc que rouge comme en témoigne les comptes de la Révérende Chambre Apostolique, au cours de son pontificat. Urbain V donna une nouvelle impulsion au vignoble de Châteauneuf en ordonnant qu’y fut planté du raisin muscat. Clément VII avait une particulière affection pour ce cru au point qu’en 1390, il condamna un vigneron châteauneuvois qui n’était pas en état de lui fournir vingt-deux saumées de vin muscat à lui procurer, aux prochaines vendanges, le double en vin clairet. Durant tout son pontificat, il fut en butte à Raymond de Turenne, neveu de Grégoire XI et fils de Guillaume III Roger de Beaufort. Il le menaça même d’un siège dans sa résidence de Châteauneuf. Article détaillé : Vins des papes d'Avignon. Époque moderne Les Avril, premiers consuls de Châteauneuf-du-Pape, au xviiie siècle Le vignoble fut au xviiie siècle dynamisé essentiellement par l’aristocratie locale et par la bourgeoisie marchande. En 1748, le vin du château la Nerthe était exporté via les ports de Marseille et de Hambourg à un négociant de Brême11. De 1772 à 1789, le marché s'élargit encore. L'abbé de Bayonne, auditeur de la Rote à Rome, passa commande, de même qu'un seigneur de la Cour du roi de Saxe et le duc de Crillon, qui se trouvait en Espagne, demanda qu'on lui envoya une barrique à Valencia. En France, il fut expédié au maréchal de Tonnerre, au duc d'Uzès, au duc de Chevreuse, au chevalier de Sade, au commandeur de Suffen, au cardinal de Luynes et au ministre Bertin. La renommée du vignoble devint croissante jusqu’à être servi à la cour de Louis XVI12. En 1785 eut lieu une révolution avec la mise en bouteilles. Des négociants de Marseille reçurent deux paniers de quarante bouteilles à la suite d'une commande d'un de leur confrère de Gênes. Ce qui n'empêcha point le négoce traditionnel de se pérenniser puisque la même année, un transitaire du port de Sette réceptionna deux tonneaux13 à affréter pour Londres12. Dès l'année suivante, l'exportation dépassa les frontières de l'Europe. Ce fut, en effet, en 1786, que, de Paris, le comte de Capelle, écrivit aux propriétaires, qu'il avait rencontré un négociant de Philadelphie « qui lui avait promis de faire son possible pour mettre le vin de La Nerte à la mode en Amérique ». Ce fut chose faite puisque la même année un fût put être expédié à Boston. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Théâtre antique d'Arles Précédant d’un siècle son illustre voisin l’amphithéâtre, le théâtre romain d’Arles est aujourd’hui beaucoup moins bien conservé. Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il date de la première phase d’urbanisation de la colonie romaine fondée par César en –46. Edifié sur la colline de l’Hauture, il s’inscrit dans le quadrillage romain, sur le décumanus(voie est-ouest). Fortifié au Moyen Âge et gagné par des constructions parasites - ses propres matériaux ayant souvent été réemployés dans des édifices voisins - on perd jusqu’à la connaissance de la fonction initiale du monument. Celle-ci est redécouverte à la fin du XVIIe siècle et confirmée les siècles suivants par les nombreuses pièces archéologiques exhumées de son sol, dont la fameuse « Vénus d’Arles ». Ce n’est qu’au XIXe siècle que le site fut entièrement dégagé. Seuls subsistent quelques gradins, l’orchestre, la fosse du rideau de scène et deux hautes colonnes de marbre coiffée d’un fragment d’entablement. Le théâtre a néanmoins retrouvé, surtout l’été, sa vocation de lieu de spectacles. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Fort St-André à Villeneuve-lez-Avignon Monument national - • Un rôle stratégique. Commandité à la fin du XIIIe siècle par Philippe le Bel, l’ouvrage n’est réalisé que dans les années 1360 sous Jean le Bon, sur la frontière avec le Saint Empire romain germanique et à proximité de la résidence des papes à Avignon. • Un symbole du pouvoir royal. Le fort possède une garnison permanente, une cour de justice et une prison, assortie de graffiti de détenus des XVIIIe et XIXe siècles. Son rôle stratégique est remis en cause après 1480, lorsque la Provence devient française, mais des soldats restent en place jusqu’en 1792. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée des Santons manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Barbegal 16 moulins. meunerie romaine du 3s. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Chapelle St-Sixte Saint-Sixte, vocable sous lequel est placé la chapelle, se rapporte à Sixte II, contemporain de saint-Laurent et pape des premiers temps de l’église chrétienne. La chapelle est situé sur un lieu de culte très ancien : jusqu’au XIX°, elle abritait une stèle païenne en ré-emploi servant de pied de bénitier. Celle-ci témoignait d’un culte voué à l’eau. Sur la colline coulait en effet une source qui fut captée par la 6e légion romaine qui l’achemina jusqu’à Arles par un aqueduc souterrain. Elle constitue le point de départ de l’un des deux aqueducs qui alimentaient Arles sous le haut empire. C’est de là qu’Eygalières tire son nom : la colonie romaine portait le toponyme d’AQUALERIA en référence aux nombreuses sources qui jaillissaient sur son territoire. L’on a également retrouvé sur le site des vestiges de villa gallo-romaine. Depuis le début du XIII°, une procession porteuse d’une représentation du saint part de l’église paroissiale le mardi du "roumavage" de Pâques pour se rendre à la chapelle : les fidèles implorent ainsi le saint de leur épargner la sécheresse, fléau des milieux ruraux. Il ne reste de la première chapelle romane - la première référence qui lui est faite date de 1155 que l’arc triomphal et l’abside. Des modifications importantes ont été apportées au XVI° et XVII° : elle servit en effet de lazaret durant les pestes de 1629 et 1720. Son inscription dans un cadre naturel très agréable, au sommet d’un tertre rocheux planté de cyprès et d’amandiers, en fait une des images les plus véhiculées de la Provence "typique". La culture des amandiers fut par ailleurs un temps l’une des spécialités d’Eygalières. Tous droits réservés Pays d'Arles DESCRIPTION ARCHITECTURALE L’édifice, bâti en moellons selon un plan rectangulaire de dimensions modestes, est prolongé par un porche voûté ouvert sur deux de ses côtés. Celui-ci fut ajouté en 1629 en avant du petit clocher-mur ajouré pour servir de poste de garde lors de la transformation de la chapelle en lazaret. L’intérieur, animé par des enduits colorés présente une simple nef voûtée en berceau et terminée par une abside en cul de four. Est accolé à l’édifice un ermitage clos remontant au XVII°. manPrecis attraitsMan
Hébergements Hébergements Hôtel Cloître Saint-Louis Notre hôtel de charme Le Cloître Saint-Louis, bâtiment du XVIème siècle, alliant histoire et modernité, est situé en plein coeur d’Avignon. Initialement un noviciat de jésuites, le Cloître Saint-Louis est devenu au fil des siècles un hôpital militaire ainsi qu'une succursale de l'Hôtel des Invalides de Paris. Retrouvant une deuxième jeunesse, après une rénovation minutieuse, le Cloître abrite depuis 1991 un centre culturel et notre hôtel 4 étoiles. A deux pas du Palais des Papes et du célèbre Pont, votre séjour au Cloître Saint-Louis, vous invite à la découverte de l’art de vivre provençal. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Cryptoportiques Vastes galeries souterraines(90m x 60m) bâties au 1er siècle av JC pour soutenir le forum. Ils servirent probablement d'entrepôts (au Moyen-Âge). manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Petite Provence du Paradou (santons) Ces personnages en argile sont emblématiques de la Provence et sont mis en scène dans un décor pittoresque digne de l’univers de Daudet et de Pagnol, qui eux-mêmes, s’y seraient trompés en retrouvant leurs personnages aussi vrais que nature. Vous serez étonné par l’authenticité de tout ce qui s’y trouve et par ses remarquables détails. Tout y est : les maisons, les santons, les animaux, les objets... manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye St-André Avant la fondation du couvent Le Mont-Andaon fut, dès le vie siècle, le lieu de sépulture des Avignonnais, dont une aristocrate prénommée Casarie, morte en 586. L'arrivée des bénédictins Au début des années 980, les bénédictins fondent une abbaye. Garnier, évêque d'Avignon, donna biens et menses à l'abbaye par un acte daté du 6 mai 982 dont les églises de Saint-André et de Saint-Paul sur le terroir du « vicus » de Fréta, qui a succédé à Glanum. Les souverains pontifes prirent rapidement l'abbaye sous leur autorité et, en 999, Grégoire V avalisa la liste de ses prieurés languedociens. Prieurés provençaux et rhodaniens Par la volonté de Jean XIX, ce fut en 1005 que les moines de Saint-André passèrent le Rhône pour aller s'installer sur la rive gauche du fleuve à Thouzon, près du Thor. Ce fut en 1140, qu'Alphonse Jourdain, marquis de Provence et comte de Toulouse, ratifia au château de Pernes la dotation du fief de Thouzon à Saint-André. Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, en 1088, avant de partir pour la première croisade transforma l'abbaye du Mont-Andaon et de Thouzon en fiefs allodiaux. Avec plus de cinquante prieurés qui s'étendaient de la vallée du Rhône aux Baronnies, en passant par le plateau d'Albion, la vallée du Calavon et le val de Durance, les abbés de Saint-André eurent soin constamment de se faire confirmer par les papes successifs leurs possessions et bénéfices. Les confirmations pontificales[modifier | modifier le code] Ce fut d'abord Gélase II qui, de passage à Orange en 1119, signa une bulle reconnaissant l'ensemble des possessions languedociennes, provençales et delphinales de Saint-André. Il fut suivi par Innocent II, en 1143 puis par Eugène III en 1147. Alexandre III fit de même en 1178 lors du sacre à Arles de son ennemi l'empereur Frédéric Barberousse. Grégoire IX confirma une dernière fois les possessions de Saint-André par une bulle datée de 1227. Les abbés s'allient aux rois de France[modifier | modifier le code] L'abbé de Saint-André, au cours de la croisade contre les Albigeois, en 1226, et lors du siège d'Avignon par Louis VIII, roi de France, rejoint ses troupes. La conséquence de cette alliance est que le fief allodial de Saint-André est désormais partagée, par un acte de paréage, entre le roi et l'abbé. Quant à Philippe le Bel, en 1292, il signe avec l’abbé de Saint-André un nouvel acte de paréage qui prévoit l'édification de deux forteresses royales. Seule reste à l’entrée du pont Saint-Bénezet la Tour Philippe-le-Bel dite au Moyen Âge, la « Grosse Tour du bout du Pont ». Les papes d'Avignon Au xive siècle, la papauté d'Avignon remit en commande la charge d'abbé de Villeneuve aux membres des familles pontificales ou de ses alliés. Au cours du mois de septembre 1347, lors de son mariage de sa nièce Marie Roger de Beaufort avec Garin VII d’Apcher, baron du Gévaudan, Clément VI, pour l’occasion donna au couple Montolivet, la résidence que lui avait remise le cardinal Élie de Nabinal à Villeneuve-lès-Avignon, et le pape en profita pour nommer Raymond d’Apcher, frère du marié et simple prieur à Montverdun, abbé de Saint-André. Fleurs du jardin de l'abbaye Saint-André L'implantation des mauristes Après cette période de décadence qui fut le lot de quasiment toutes les abbayes, une réforme s'imposait. Elle vint tardivement et fut le fait des mauristes. Ils arrivèrent à Villeneuve en 1636 et cette reprise en main fut fort mal reçue par les moines résidents. Les jardins de l'abbaye Il ne reste de nos jours à l'intérieur du fort Saint-André que l'emplacement de l'abbaye dont le site est occupé par de superbes jardins en terrasses. Ces parcelles de terrain à l'intérieur de l'enceinte fortifiée, ont été classées monument historique le 19 décembre 1947 comme ancienne abbaye Saint-André. Le rayonnement de l’abbaye L’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est une des plus riches de Provence, avec un maximum de 212 églises et prieurés qui dépendaient d’elle à l’est du Rhône, et sur la rive droite. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Richerenches Ce village, avec son large mur d'enceinte flanqué de quatre tours, possède en son sein la commanderie des templiers (1136) la mieux conservée de Provence, et qui était jadis " chef d'ordre " des commanderies de la région. On peut alors découvrir Richerenches en toute liberté grâce à son parcours fléché et à ses panneaux historiques. Les visiteurs découvriront alors la grange templière récemment restaurée, l'église et plus excentrées : les chapelles Notre Dame de Bon Rencontre et de Saint Alban. Dans ce village, les produits du terroir tiennent une place importante. La Truffe, la Tuber Melanosporum, y est reine et Richerenches en est la capitale. De mi-novembre à mi-mars, les truffes récoltées dans la région sont vendues tous les samedis matins, de 10h à 13h sur le marché de Richerenches, le plus important d'Europe. A l'occasion de ce marché d'autres produits sont proposés : vin, miel, olives, aulx, fromage… Chaque année, mi-novembre, le Ban des Truffes lance officiellement ce marché. Les festivités y sont également nombreuses : une tradition depuis 1952, la Messe des Truffes a lieu pour la fête de la Saint Antoine, patron des trufficulteurs, le 3ème dimanche de janvier. Cette messe est célébrée dans notre église où chacun apporte une offrande…en truffes ! Elles seront alors pesées et vendues aux enchères après la cérémonie. La splendide foire aux fleurs, début mai, donne à chacun l'occasion de se retrouver dans l'enceinte du village pour y faire ses emplettes de jardinage. manPrecis attraitsMan
Agrotourisme Agrotourisme Musée de la lavande La philosophie d’un lieu exceptionnel voué à la lavande fine Depuis 1991, le Musée de la Lavande vous accueille à Coustellet au cœur du Parc Naturel Régional du Luberon. Nous avons créé pour vous accueillir dans les meilleures conditions, un lieu entièrement dédié à la lavande fine, afin de vous faire comprendre les enjeux de cette culture, son histoire, ses vertus, ses qualités, son avenir. Georges Lincelé fondateur du Musée de la lavande a voulu redonner toute sa valeur à la lavande fine, symbole de la Provence. Véritable prolongement de l’exploitation lavandicole, le musée se présente comme un mas traditionnel du Luberon, chaque détail y est soigné. Cet écrin accueille 50 000 visiteurs par an de toutes origines. C’est un espace qui évolue constamment, chaque année apportant son lot de nouveautés ou d’innovations. Nous vous proposons une immersion dans l’univers de la Lavande Fine, une visite inattendue, vivante, instructive et ludique : Films, collections uniques, animations… L’accueil Le Musée de La Lavande - Coustellet - Accueil Vous bénéficierez d’audio-guides très simples à utiliser en 9 langues, cette technique de guidage laisse la liberté à chaque visiteur de découvrir à son rythme la botanique, l’histoire, la tradition, l’agriculture de la lavande fine. L’audio-guide reste un outil agréable, mais ne laisse pas le visiteur sans un accueil professionnel et chaleureux de la part de toute l’équipe du Musée. En effet chaque membre du Musée, hôtesses ou guides, explique avec le plus grand plaisir (brins à l’appui !) la différence entre la lavande fine et le lavandin. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée Estrine Musée Van Gogh - Ce musée d’art moderne et contemporain se situe dans l’Hôtel Estrine, exemple de l’architecture provençale du XVIIIe siècle, construit en 1748 par Joseph de Pistoye- Bertrand. Cette demeure devient propriété de Louis Estrine, riche négociant marseillais, en 1794. Il a entièrement été restauré en 1989 (Grand Prix du Patrimoine de la Fondation de France), et abrite depuis cette date le musée actuel. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Site archéoligique de Glanum Le site de Glanum était habité par les populations autochtones depuis le 6ème av. JC. Vers le 2e siècle av. JC, la ville s' hellénise au contact des négociants grecs de Marseille. Elle sera ensuite colonisée par Rome du 1er siècle avant notre ère au 3e siècle après. La conjonction de la présence de l’eau, de la pierre et de voies de communications a favorisé l’essor d’un sanctuaire celto-ligure rapidement hellénisé. A l’époque grecque Glanum a une double vocation religieuse et commerciale qui sera confirmée par la conquête romaine. Glanum accède au rang de colonie latine et les grands bâtiments publics, civils et religieux que l'on trouve dans toutes les citées romaines, remplacent les anciens bâtiments. Vers 260, les invasions barbares détruisent la ville. Les survivants fondent alors à 1km au nord le village qui prendra le nom de St Rémy de Provence. La ville en ruine sera rapidement ensevelie et oubliée. Les fouilles n'ont commencé qu'en 1921. On y voit encore les grands monuments, disposés le long d’une rue centrale, qui caractérisent les cités de la Rome Impériale, les temples, la basilique, le Forum, la Curie, les thermes et les habitations. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Fontaine-de-Vaucluse En plus du Musée sur la Résistance: - Sorgue naît d'un gouffre au pied d'une falaise de 308 mètres de haut; - Pétrarque (1304-1374), un grand poète de la Renaissance y habitat 16 ans. manPrecis attraitsMan
Hébergements Hébergements Mas des Romarins Hôtel de charme et d’élégance au cœur du Luberon… Horizon Gordes ! Le Mas des Romarins met le plus beau village perché du Luberon à vos pieds… La demeure de caractère du début du 19e, aux murs de pierres sèches, abrite un hôtel 3 étoiles au confort charmeur avec sa piscine chauffée l’été, son parking privé, son jardin en restanques, son grand salon, ses chambres douillettes et sa table gourmande. Dans cet environnement exceptionnel au cœur de la Provence, vous pourrez relier à pied, en quelques minutes, le centre de Gordes, classé parmi les plus beaux villages de France. manPrecis attraitsMan
Hébergements Hébergements Chateau de Mazan Construit vers 1720, le Château a été le lieu de naissance du Père et de l’oncle du Divin Marquis, le célèbre Abbé de Sade. Le Marquis, qui passa l’essentiel de sa vie à Paris y séjourna à de nombreuses reprises et y organisa quelques fêtes mémorables. Il y organisa surtout en 1772 ce qui allait être le premier Festival de Théâtre en France. Les pièces dans lesquelles il jouait furent présentées en alternance à Mazan et à Lacoste. Durant la Révolution, Sade fut déclaré indésirable à Mazan. Les archives familiales furent détruites et le Château endommagé. Le Château resta la propriété de la famille de Sade jusqu’en 1850. Il fut ensuite résidence d’un particulier, puis école religieuse, avant de devenir en 1923 la Maison de retraite de Mazan jusqu’en 1999. Début 2001, le Château alors inoccupé, fût acheté par Madame Lhermie. 1 an et demi de rénovation et d’embellissement fut nécessaire pour transformer cette bâtisse en hôtel de charme. La Vie du Marquis de Sade: http://www.chateaudemazan.com/maj/pdf/biographie_de_sade.pdf manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Pont romain de Vaison-la-Romaine Le pont romain de Vaison-la-Romaine est un pont routier sur l'Ouvèze, situé dans la ville de Vaison-la-Romaine, en France. Ce pont, vieux de 2 000 ans, nous est parvenu intact. Le pont est construit au niveau d'un rétrécissement de l’Ouvèze. Il est ancré dans la roche et s'appuie sur le rocher et relie le centre ville de Vaison-la-Romaine à la Haute-Ville. Construit au premier siècle après Jésus-Christ, il domine pendant l'Antiquité des installations de digues sur pilotis, disparus depuis. Le pont est classé au titre des Monuments historiques par la liste de 18401. Le 22 septembre 1992, ce pont résiste à la crue de la rivière qui a dévasté la région et a causé la mort de 37 personnes. Seul son parapet a été endommagé. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Thermes de Constantin Expression caractéristique de la civilisation romaine, les thermes étaient un des lieux publics les plus répandus. Leur succès ne commence qu’à la fin de la république et au début de l’empire : les premiers bains publics n’apparaissent à Rome qu’au Ier siècle av. J.-C. et ne se développent vraiment qu’au début de notre ère, avec l’invention des hypocaustes. Édifices inséparables du confort de la vie urbaine à l’époque impériale, les thermes associaient les exercices physiques qui se déroulaient sur la palestre (salle d’entraînement) aux bains assurant l’hygiène corporelle. Chaque après-midi toute la population, les femmes d’abord, les hommes ensuite, observait le rite de la sudation à sec, du bain chaud où la peau aspergée d’eau brûlante était raclée au strigile (sorte de petit racloir), du passage dans la salle tiède et de la piscine froide. Il se terminait par un vigoureux massage. Outre leur fonction hygiénique, les thermes avaient aussi un fort rôle social et un lieu de rencontre très prisé. L’entrée en était gratuite ou presque, on pouvait y pratiquer un sport, voir des spectacles ou fréquenter la bibliothèque. A Arles, nous connaissons l’existence de trois établissements thermaux. Les premiers furent découverts place de la République en 1675 lors de l’érection de l’obélisque et sont donc aujourd’hui sous ce monument. Une autre construction thermale, dont le plan reste hypothétique, a été édifiée vers le début du IIIe siècle à l’extérieur des remparts, au sud de la ville. A ces deux établissements s’ajoutent les thermes de Constantin décrits ici. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Palais des Papes de Sorgues Le palais des papes de Sorgues est la première résidence pontificale construite par la papauté d'Avignon au xive siècle. Il fut voulu par Jean XXII et sa construction précède de 18 ans celle du palais des papes d'Avignon. Cette demeure somptueuse a servi de modèle pour l'édification des livrées cardinalices avignonnaises. Il n'en reste aujourd'hui que des vestiges, le palais ayant été démantelé au cours de la Révolution française par les entrepreneurs en bâtiment auxquels la commune de Sorgues l'avait vendu. Ce site est encore méconnu, y compris par les historiens, puisqu'il reste d'une part à comparer les archives de Rome et d'Avignon, qui seules peuvent permettre d'affiner les connaissances actuelles sur le bâtiment, ses occupants, ses visiteurs, ses restaurations et sa destruction, d'autre part à engager des fouilles archéologiques, les ruines actuelles (palais, verger, annexes et environnement médiéval) étant toujours enfouies sous deux à trois mètres de limon. Le seul bâtiment encore debout est situé dans ce qui était l'aile ouest du palais. Il correspond à sa moitié nord et originellement, cette partie subsistante était comprise entre la tour N/O et la tour centrale. Depuis le xixe siècle, il est connu sous le nom de château. Actuellement, il est loti en quatre habitations. Cette portion a conservé des détails architecturaux qui ont facilité l'interprétation des documents iconographiques. Dans un premier temps, l'édifice étant construit en pierre de taille d'un gabarit identique, il a été possible de calculer les dimensions du palais puis de situer ses limites sur le terrain. Cet édifice, qui comporte quatre étages — soit 12 mètres de haut — mesure 28,50 mètres en façade. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye St-André Lieu stratégique et spirituel, l’abbaye raisonne de nombreux faits historiques. Ermitage de sainte Casarie, monastère bénédictin, Saint-André devient abbaye royale au XIIIe siècle, commandant alors plus de 200 prieurés. Remanié fin XVIIe par l’architecte du Roi, Pierre Mignard, le palais abbatial conserve d’élégantes salles voutées, un portail et un escalier monumental … Les peintures murales d’Emile Bernard ainsi que de nombreuses collections sont aussi à découvrir lors de la visite guidée. Jardins: Classés parmi les plus beaux de France, les jardins de l’abbaye se déploient entre les vestiges des églises romanes et les tombeaux du VIe siècle: massifs de rosiers anciens, plantes méditerranéennes, oliviers et pins centenaires…. Au pied du palais, un parterre de style toscan du XVIe, orné de bassins, vases et sculptures longe une pergola couverte de glycines et de roses. Sur les hauteurs du mont Andaon, ces jardins en balcon offrent une vue panoramique sur le Palais des Papes d’Avignon. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée des Alpilles Situé dans le centre historique de Saint-Rémy-de-Provence, le musée des Alpilles est installé dans l’hôtel Mistral de Mondragon, ancien hôtel particulier d’époque Renaissance. Classé Monument historique depuis 1862, le bâtiment, d’une grande qualité architecturale, est construit autour d’une admirable cour intérieure. Créé en 1919 par Pierre de Brun, le musée a été entièrement rénové de 2002 au début de l’année 2005. Ethnologie... Salle d’ethnologie et d’arts modestes - Saint-Rémy-de-Provence, Musée des Alpilles © F. LepeltierLa visite de ce musée permet de mieux comprendre les paysages actuels, naturels et humains, de cette partie de la Provence qui s’étend entre le Rhône, la Durance et le massif des Alpilles. Promenade dans le temps et dans l’espace, l’exposition permanente du musée des Alpilles évoque diverses facettes insoupçonnées ou mal connues du patrimoine régional : de l’Hypselosaurus, gentil dinosaure qui jadis fréquenta la contrée, au costume traditionnel et à la tauromachie de type camarguais en passant par la culture et le commerce du chardon cardère, du pavot somnifère et des graines de semence ...et arts modestes Salle d’ethnologie et d’arts modestes - Saint-Rémy-de-Provence, Musée des Alpilles © F. LepeltierDes oeuvres de renommée internationale, signées Vincent van Gogh ou Albert Gleizes,sont nées ici. Mais à côté existe aussi le travail souvent remarquable de créateurs discrets, anonymes ou de notoriété locale, sur lesquels le musée souhaite également attirer l’attention : ex voto déposés aux XVIIIe et XIXe siècles dans les chapelles, cannes et dévidoirs ouvragés, santons en terre crue, étonnantes enluminures d’Augustin Gonfond. Cabinet d’arts graphiques - Saint-Rémy-de-Provence, Musée des Alpilles Le cabinet d’arts graphiques et photographiques ainsi que la nouvelle orientation de l’établissement sur les œuvres sur l’atelier de typographie et de gravure traduisent par ailleurs papier et la gravure contemporaine Du 2 mai au 30 septembre : Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. manPrecis attraitsMan
Nature & Plein air Nature et Plein air Gouffre de Fontaine de Vaucluse Avec un écoulement total moyen de 630 millions de m3 par an, cette source est la première de France, et une des plus importantes au niveau mondial, par son volume d’eau écoulé. Elle résulte de l’émergence d’un immense réseau souterrain. Source fraîche et paisible en été, bouillonnante et impétueuse au printemps-automne, la Fontaine, véritable caprice de la nature ne cesse d’intriguer curieux et chercheurs depuis l’antiquité. Les eaux qui bondissent à Fontaine de Vaucluse proviennent de l’infiltration des eaux de pluie et de la fonte des neiges du sud du Mont Ventoux, des Monts de Vaucluse et de la Montagne de Lure qui représentent un « impluvium » de 1240 km2 et dont l’unique issue demeure la Fontaine. Si les crues spectaculaires du printemps-automne suscitent l’étonnement et l’admiration des visiteurs (90m3 par seconde) par contre, l’écoulement régulier durant l’été et durant les saisons d’absence de pluie reste plus énigmatique pour les spécialistes. Réalisant des expériences de coloration dans les cours d’eau souterrains du massif calcaire, les spéléologues ont mis en évidence l’existence de collecteurs, véritables drains naturels alimentant la Fontaine de Vaucluse. La fin du XIX° siècle voit se dérouler la première tentative de plongée du conduit noyé de la Source, et plus d’un siècle d’audacieuses explorations permettent aujourd’hui de comprendre partiellement le mystère de son fonctionnement et l’origine des eaux. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Remparts d'Avignon Les remparts, classés Patrimoine Mondial de l’UNESCO, ceinturent toujours la vieille ville. Longs de 4,3 km, ils furent commencés dès 1355 sous le pontificat d'Innocent VI afin de repousser les assauts des Grandes Compagnies, et achevés en 1370 avec Urbain V. Vous pouvez accéder à ces murs par l'entrée du Pont d'Avignon et remonter ainsi jusqu'au jardin du Rocher des Doms. La vue sur la ville et le Rhône est superbe. Visite gratuite ! manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Bedoin Histoire Préhistoire La présence de nombreuses grottes et abris sous-roche à Bédoin et dans le Mont Ventoux milite en faveur d'une occupation ancienne de ce lieu. Des traces du paléolithique et du néolithique ont été retrouvées sur certains sites de la commune de Bédoin. Des nucléus, éclats, lames et lamelles, grattoirs, perçoirs et armatures de flèches ont été récoltés en abondance sur les sites de Terme Roux et des Vendrans. Des pièces d'industrie lithique ont été découvertes dans la combe de Maraval et une hache en serpentine au hameau des Baux8. Dans l’abri sépulcral chacolithique de la Madeleine ont été trouvés des vestiges des âges du Bronze ancien (2300/2200-1600 av. J.-C.), moyen et final: une anse à ruban et des fragments de bords à biseau interne. Antiquité La vigne a été présente depuis l'antiquité. Des vestiges gallo-romains en témoignent. Les premiers ont été découverts près de la fontaine de la Grave, dans le quartier Saint-Eutrope au hameau des Baux, puis récemment les ruines d'une villa gallo-romaine ont été fouillées au hameau les Bruns10. La civilisation romaine fut anéantie lors des grandes invasions et il a été avancé que Bédoin signifierait le berceau du vin et proviendrait du nom germanique bett-wein (lit du vin). Moyen Âge Bédoin apparaît sous le nom de Beduinum en 956 dans le Cartulaire du chapitre cathédral Saint-Étienne d'Agde. C'est une donation de Beduinum et en son district, faite par Udalfrède, à sa fille Berthe, consacrée à Dieu, le 3 avant les nones de novembre de l'an II du règne du Roi Lothaire, par devant Maître Nazaire, notaire. Il est question également de Saint-Pierre-de-Vassols, de Canat, d'Asnarie, de Gabian, et leurs districts. Pour Médeilhan, Udalfrède donne la moitié de ses églises, avec leurs serviteurs et servantes. La chapelle de la Madeleine de Bédoin, ancien prieuré bénédictin, date du deuxième quart du XIe siècle13. Un des plus anciens actes du cartulaire de l'abbaye de Montmajour, daté du Xe siècle, indique qu'Exmido, seigneur de Bédoin, donna aux bénédictins de cette abbaye, fondée en 949, la villa et les églises de son fief Beduino, dont une chapelle dénommée Saint-Pierre de Monestrol qui, grâce à ses confronts, serait celle de la Madeleine. Au cours du Moyen Âge, cette donation fut confirmée régulièrement par les papes Grégoire V (998), Urbain II (1097) et Pascal II (1102). Période moderne En 1794, le village de Bédoin comprend deux classes de populations, d’une part des cultivateurs, des maçons, des tailleurs, des tisserands et des marchands et de l’autre, une classe bourgeoise composée d’avocats, de médecins, de nobles catholiques et de prêtres. Ces habitants sont encore très attachés au pape, depuis la fin de la domination pontificale de l’ancien Comtat Venaissin (fin XVIIIe siècle). Six prêtres insermentés ou réfractaires et deux religieuses insermentées ont trouvé asile dans la commune. Le Comtat Venaissin est réuni à la République le 14 septembre 1791. Bédoin se distingue alors par son attitude ultraconservatrice et devient un foyer royaliste. Le village est surnommé « la Vendée du Midi ». Après l’exécution de Louis XVI, s’installe le régime de la Terreur de septembre 1793 à juillet 1794. Les principes révolutionnaires supplantent le culte catholique. Le 28 janvier 1794, la publication de la liste générale des émigrés entraîne la confiscation des biens de treize habitants de Bédoin. François Fructus, républicain, s’installe à la mairie. S’installe alors un trafic de biens nationaux, des orgies, des beuveries qui mécontentent la population. Dans la nuit du 12 au 13 floréal an II (1er au 2 mai 1794), un groupe de contre-révolutionnaires arrache l’arbre de la Liberté de la place publique (porte Saint-Jean). L’arbre est traîné dans le fossé au pied des remparts et abandonné dans le « pré au porc ». Le bonnet phrygien rouge qui surmontait l’arbre est jeté dans un puits partiellement comblé. L’affiche contenant les décrets de la Convention nationale est arrachée, lacérée, souillée, piétinée. Le 13 et 14 floréal, la municipalité débute une enquête, sans succès. Le 15 floréal, Agricol Moureau, administrateur du département de Vaucluse et Étienne Christophe Maignet, jacobin représentant du gouvernement révolutionnaire, ordonnent à l’agent national Le Go de se rendre à Bédoin accompagné du 4e bataillon de l’Ardèche commandé par Suchet. Les membres de la municipalité et du comité de surveillance, les nobles, les prêtres, et d’autres suspects sont arrêtés. Tous les habitants, femmes exceptées, sont réunis dans l’église paroissiale. Aucun ne dénonce les coupables. Maignet ordonne alors que le tribunal criminel du département de Vaucluse s’installe dans Bédoin pour y juger les faits commis. Extraits de l'arrêté du 17 floréal II : « Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est commis à BEDOUIN que ce n’est qu’en frappant sur le lieu même où il a été commis […] que l’on pourra porter l’épouvante dans l’âme de ceux qui oseraient encore méditer de nouveaux attentats […] « Ordonne que le Tribunal Criminel du département de Vaucluse […] se transportera dans le plus court délai à BEDOUIN, pour y instruire la procédure et y faire exécuter de suite le jugement qu’il rendra ». Cet arrêté ordonne « que le pays qui a osé renverser le siège auguste de la Liberté est un pays ennemi que le fer et la flamme doivent détruire ». Le Go et Suchet, accompagnés de leurs troupes, s'installent dans le village. Ils perquisitionnent, volent, profanent les objets de culte, la flèche du clocher est renversée. La maison de M. de Vaubonne, noble, est pillée. Le 20 floréal an II, le tribunal s'installe dans la commune, amenant avec lui la guillotine et trois bourreaux. Au terme du procès, 63 habitants sont condamnés à mort, 10 sont « mis hors la loi », une personne est condamnée aux fers, 13 à la réclusion et une à une année de détention. 52 personnes sont remises en liberté, mais restent soumises à l'arrêté du 17 floréa. Le 9 prairial an II (28 mai 1794), le jugement est rendu sur l'emplacement de l'arbre arraché en présence des habitants, 35 personnes sont guillotinées et 28 fusillées. Les corps dépouillés sont ensevelis dans une fosse commune. La chapelle de Becarras, sur la route de Flassan a été bâtie sur l'emplacement de la fosse. Le 13 prairial, Le Go donne un délai de vingt-quatre heures aux habitants pour évacuer le village. Le 15, les soldats du 4e bataillon de l'Ardèche incendient le village. Cinq cents maisons et édifices publics, huit chapelles, sont détruites. Les soldats font sauter une partie de la voûte de l'église paroissiale. La ville ayant soutenu l’insurrection fédéraliste, et arraché son arbre de la liberté, le représentant en mission Maignet ordonne, le 4 mai 1794, que la ville soit rasée et remplacée par un monument qui rappelle son crime18. La commune est finalement incendiée, et soixante-trois de ses habitants massacrés. En langage révolutionnaire, Bédoin devient « l'infâme », « l'incendié », ou « l'anéanti ». Le 15 floréal An III, après le 9-Thermidor, le nouveau représentant en mission Debry fait célébrer une cérémonie solennelle de réhabilitation20. Période contemporaine Article détaillé : Maquis Ventoux. Le 16 octobre 1954, d'après le journal Var Matin-République, deux membres du personnel de l'observatoire météo du Mont Ventoux, Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, avaient signalé que ce matin-là, à 7 h. 30, à l'est-nord-est, en direction d'Orange, un engin inconnu planait dans le ciel. Le quotidien expliquait : « L'objet est d'apparence sphérique et métallique. Cet engin a la forme d'un ovoïde avec deux cônes superposés reliés par une espèce d'antenne ». Toponymie Le nom de Bédoin (Beduinum) est à nouveau cité dans une donation faite en 993 à l'abbaye de Montmajour par le seigneur Exmidio. Le village a été ensuite appelé successivement Bedoin en 1206, Bedoyno en 1318, Bedoynus entre 1363 et 1415, et aux XVIe etXVIIe siècles, Bedoin (ou Bédoin)8. Il est possible de voir dans le mot Bedoin un nom de personnage germanique, Betwin (« l'ami du lit »). Tourisme Le tourisme est un point fondamental de l'économie de la commune. L'été, la population peut être multipliée par 5. Cet attrait résulte principalement de la présence et de la renommée du Mont Ventoux. Le climat est également un atout majeur. De nombreux touristes viennent à Bédoin pour le soleil, le repos et surtout pour l'ascension du Géant de Provence par sa face la plus difficile (1 610 mètres de dénivelé sur 21,5 km, soit une pente d'environ 7,5 %). Les passages du Tour de France sont des périodes de grande affluence. Plus de 500000 personnes étaient massées sur les pentes du Ventoux lors du Tour de France 2009. De nombreux équipements servent aux nuitées des touristes. Bédoin est doté d'une vingtaine de restaurants, de 3 hôtels, de 4 campings, d'un village de vacances, d'un camp de naturistes, de chambres d'hôtes et de locations saisonnières. Agriculture • Production viticole (Ventoux (AOC)) Les vignerons de Bédoin cultivent environ 818 hectares de vignes d'appellations AOC Côtes du Ventoux et Vin de Pays28. Les caractéristiques climatiques et géologiques de la commune permettent de rendre ces vins tout à fait typiques. Les cépages cultivés sont pour les rouges et les rosés : le grenache noir, le carignan, le cinsault, le syrah et le morvèdre. Les cépages sélectionnés pour la production des vins blancs sont le clairette, le bourboulenc et le grenache blanc. Ces appellations offrent une gamme s'étalant des vins dits "d'entrée de gamme", en passant par les cuves de terroirs ou les premiums. Bédoin possède une cave coopérative (les Vignerons du Mont Ventoux) ainsi que différents domaines (Galinier, Mas des Sœurs, le Van, la Grange de Maximin) • Les vergers fruitiers Les vergers fruitiers représentent une autre part importante de l'agriculture, ils sont la troisième source de revenus après la vigne. Les cerisiers, en particulier pour la production de cerises rouges, sont très répandus sur la commune. Les variétés cultivées sont la Burlat (fin mai), la Summit (juin) et la Belge (tardive). Des abricotiers, pruniers et figuiers sont également présents. L'olivier tient une place particulière. L'huile produite à Bédoin est reconnue depuis le XVIIIe siècle, mais le gel de février 1956 a largement diminué la production. Depuis mars 2007, l'huile des communes de Bédoin et de Carombbénéficie d'une AOC régionale "Huile de Provence"9 Lieux et monuments Monuments • Sur la place des écoles, Monument commémoratif aux victimes de la Révolution, avec moderne notice explicative et ancienne plaque en marbre portant le texte suivant : « Après un an de pleurs sur ces débrits affreux, la loi ramène la justice consolez-vous, ô malheureux puisque l'éclat du crime en prédit le supplice ». • Route de Flassans, Chapelle de Beccaras, construite sur la fosse commune qui reçut les victimes du massacre du 28 mai 1794. À l'intérieur, des plaques portent le nom des 63 habitants de Bedoin guillotinés ou fusillés. Sur le côté de la chapelle, tombe de Monsieur FXM Allemand, décédé le 21 août 1865 à l'âge de 89 ans. • Église Saint Pierre (XVIIIe siècle) Bâtie de 1708 à 1736 selon les plans de Paul Rochas, architecte avignonnais, elle est dédiée à Saint Pierre 9. Imposante, elle surplombe le village et fait face au nord, au mont Ventoux. Sa façade est de style jésuite. Son clocher est carré. En partie détruite en 1794, elle fut reconstruite entre 1807 et 1821. • Chapelle romane Notre-Dame du Moustier • Église des Baux de Bédoin • Chapelle de la Madeleine (XIe) Située à trois km de Bédoin sur la route de Malaucène (nord-ouest du village), cette chapelle romane s'élève sur le terres du Château de la Madelène. Petite construction (10,80 x10,40 m), de type basilical, elle est faiblement éclairée et peu décorée. Elle a un clocher carré avec quatre baies géminées. La Chapelle a été placée d'abord sous le vocable de saint Pierre puis sous celui de Sainte Madeleine. Elle fut donnée par le comte Exmido, seigneur de Bédoin, à l'abbaye bénédictine de Montmajour, près d'Arles, au Xe siècle 9. Au Moyen Âge, elle abrita des moines bénédictins qui défrichèrent les terres. Au XIXe siècle le domaine devint la propriété de la famille Collet de la Madelène qui donna naissance aux écrivains Jules (1820-1859) auteur du roman Le marquis des Saffres dont l'action se déroule à Bédoin, et Henri (1825-1887), auteur de nouvelles (Jean des Baumes, La fin du marquisat d'Aurel), journaliste et homme de lettres. Actuellement privée, la Chapelle peut être visitée certains jours de la semaine. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Cloître Saint-Paul (van Gogh) Cloître Saint-Paul, historique et touristique Vincent van Gogh Le centre culturel comprend : le cloître roman classé, la reconstitution de la chambre d'hospitalisation de Van Gogh durant son séjour à Saint-Paul entre mai 1889 et mai 1890, la galerie d'Art Valetudo, le champ Van Gogh qu'il contemplait de sa fenêtre, l'allée du clître et le parcours botanique, l'historique des soeurs de l'institut Saint Joseph qui oeuvrent dans l'établissement depuis le 19 ème siècle, les agrandissements des tableaux de Van Gogh peints en ces lieux. heures d'ouverures : fermeture hivernale du 30 décembre au 28 mars Depuis 1995 le centre culturel du cloître Saint-Paul est sous la responsabilité du psychiatre directeur médical de l'établissement afin de perpétuer la mission priroritaire et séculaire de ces lieux de respect et de soutien des malades psychiatriques. Unique en son genre dans son fonctionnement et ses objectifs destinés à la fois à déstigmatiser l'image de la maladie psychiatrique et ouvrir au public, une partie de cette nstitution de soins au passé historique et au patrimoine architectural remarquable est accessible sau public sous reserve du respect de la quiétude et la sérénité des lieux Le cloitre roman classé de Saint Paul de Mausole Le monastère Saint Paul de Mausole apparait avec grandeur dans le paysage d’oliveraie au pied des Alpilles grâce à son clocher roman à deux étages de plan carré coiffé d’un toit pyramidal. A l’intérieur se trouve un magnifique cloitre roman du 11 ème et 12 ème siècle. Au centre du promenoir, un jardin fleuri délicatement entretenu donne aux voutes toute leur noblesse. Le visiteur peut y profiter d’une incroyable atmosphère de quiétude, de sérénité propice à la réflexion et au recueillement. Chef d’œuvre de l’art roman provençal, le monastère et son cloître furent construits dans le voisinage de la cité gallo-romaine de Glanum. Ils doivent leur nom à la proximité du site du mausolée des « Julii» (de la famille de l’épouse de César). Des documents conservés au Palais des Papes d’Avignon permettent de découper en quatre périodes les dix siècles d’existence de ce lieu de culte et de soins psychiatriques: • Celle des Chanoines et des quatorze Prévôts de 1080 à 1317. • Celle des Archidiacres de 1317 à 1605. • Celle des Franciscains Observantins de 1605 à 1791. • Celle des laïques et des congrégations religieuses : La confiscation du monastère comme bien national pendant la révolution entrainera l’expulsion des moines et la méfiance des familles des malades. L'asile psychiatrique et Vincent van Gogh Le Docteur Mercurin rachètera le site en 1807 et le dynamisera pendant près de quarante ans. En 1852, le préfet des Bouches-du Rhône instaure un arrêté par lequel « l’établissement de Saint Paul demeure autorisé comme asile privé, uniquement consacré aux aliénés, pour 50 hommes et 50 femmes ». Conformément à la loi de 1838 et l’ordonnance de 1839, différents médecins et laïques associés aux Sœurs de Saint Vincent de Paul puis de Saint Joseph de Vesseaux à partir de 1866, prennent charge de l’établissement. Solidaires, ils protègent et développent la structure depuis cette période afin de poursuivre sans interruption la mission ancestrale d’accueil et de soins des malades mentaux. Parmi les hôtes célèbres furent internés en ces lieux l'empoisonneuse de Tulle et Vincent van Gogh de mai 1889 à mai 1890. La chambre de Van Gogh Vincent van Gogh occupa pendant 53 semaines une chambre dans le « pavillon des hommes » dont vous pouvez découvrir la reconstitution en haut de l’escalier roman classé. C’est à son arrivée le 16 mai 1889 que cette chambre spartiate lui fut attribuée. Van Gogh put bénéficier d’une seconde chambre qui lui servit d’atelier, et d’une troisième pour stocker ses tableaux. Il les occupera jusqu’à son départ le 16 mai 1890. Le champ Van Gogh Vincent van Gogh apercevait de sa fenêtre un champ clos qui le fascinait et le bouleversait. Il le peindra à quatorze reprises. Aujourd’hui transformé en jardin d’agrément, il est ouvert au public pour y découvrir les reproductions de ses œuvres principales en grand format et ses trois restanques en champ de fleurs, en carré de blé et en verger. Le parcours botanique et artistique Dans la magnifique allée arborée menant à la chapelle sont présentées les reproductions des principaux tableaux de Van Gogh dans leur lieu d’exécution dont les célèbres «Iris », « La nuit étoilée », »Oliveraie », « Champ de blé avec cyprès », « Les premiers pas », « Champ de blé au faucheur », « Jardin de l’hospice Saint-Paul », « Autoportrait », etc…. En fonction des saisons, le visiteur est ébloui par les multiples couleurs de la végétation florale, les arbustes et les essences d’arbres jalonnée de petits panneaux explicatifs. L'historique des Soeurs de l'Institut Saint-Joseph Dans l'ancienne salle à manger des religieuses qui à l'époque de Van Gogh dormaient au sein des dortoirs des malades sont présentés, des photos d'époque et les objets qui environnaient leur quotidien La Galerie d’art Valetudo En réponse au rêve de Van Gogh qui souhaitait créer une association d’artistes dans le midi de la France, l’association d’art thérapie Valetudo, ses ateliers et sa galerie ont été instaurés en 1995 au sein du cloître. Ce projet associe art, recherche et soin. Il en résulte la création d’œuvres particulièrement expressives et poétiques exprimant le parcours intérieur des patientes en soin dans les unités Saint Paul et Van Gogh ou en ambulatoire. Les œuvres sont exposées et mises à la vente dans les anciennes salles capitulaires où se situe la boutique. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Bedoin Bedoin est un charmant village agricole du Mont Ventoux. Étendu sur un large territoire, il regroupe plusieurs hameaux qui ont tous en commun ce climat méditerranéen ambré d'un soleil quasi quotidien. On y produit un vin classé AOC d'excellente qualité ainsi que fruits et asperges. Bedoin a la chance d'abriter une des plus grandes forêts communales de France. Elle s'étale sur plus de 6 300 hectares, soit le tiers de la couverture forestière du Mont Ventoux. Elle est sans conteste la forêt la plus variée du Vaucluse avec plus de 1 200 espèces végétales ! Bedoin est au pied du célèbre et mythique Mont Ventoux, au milieu d'une nature superbe. De nombreuses randonnées vous sont proposées pour mieux la découvrir (et la respecter...), ici la flore et la faune sont précieusement protégées. Vous pourrez assister au lever du soleil depuis le sommet du Mont Ventoux... cela doit être quelque chose que l'on n’oublie pas ! (l'office du tourisme met à votre disposition une brochure consacrée à cette randonnée, ainsi que des randonnées accompagnées d'une demi-journée). En vous promenant sur le Ventoux et ses plaines, vous rencontrerez peut-être (mis à part d'autres touristes...) un des trois derniers bergers de Bedoin gardant moutons et brebis, accompagné de ses chiens... peut-être vous racontera-t-il quelques histoires de vieux bergers, de loups et de brebis égarées... A voir, à visiter : Chapelle romane ND du Moustier. Eglise des Baux de Bedoin. Chapelle de la Madeleine (XII°). manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée du vin Brotte Musée sur le vin- Créé en 1972 par Jeanne Brotte, le musée du vin est unique en son genre à Châteauneuf-du-Pape. Tout d'abord un musée modeste des vieux outils il a été agrandi et redéveloppé en 2002 sous la thématique de l'appellation d'origine contrôlée (AOC). La visite de la cave est devenue un parcours pédagogique incontournable pour tous les amateurs de vin de passage dans la région. Vous y découvrirez le rôle important qu'a joué Châteauneuf dans la création du système qui aujourd'hui garantit l'origine et la qualité des produits que ce soit en France ou dans le reste de l'Europe. Illustré par des outils rares, datant pour les plus anciens du 14éme siècle, vous y découvrirez en particulier la vallée du Rhône, ses appellations et leurs typicités. Le musée du vin est situé au sein de la bâtisse familiale. Il renferme également le caveau de dégustation et de vente ou tout nos vins vous sont présentés. Notre histoire - La Maison BROTTE, entreprise familiale et indépendante depuis quatre générations, a été fondée en 1931 à Châteauneuf-du-Pape par M. Charles Brotte, l’un des pionniers de la mise en bouteille des vins de la Vallée du Rhône.. Notre activité vigneronne s’est développée sous la marque La Fiole grâce à son emblématique Châteauneuf-du-Pape « La Fiole du Pape », bouteille originale et exclusive créée en 1952. C’est aujourd’hui la bouteille de Châteauneuf-du-Pape la plus populaire, qui fait de la Maison BROTTE le leader de son appellation. La Maison BROTTE a largement développé ses exportations dès les années 1950, toujours animée par cet esprit de pionnier et résolument tournée vers le monde. Elle est aujourd’hui distribuée dans 95 pays sur les 5 continents (soit 70% de son activité). Depuis 1970, grâce à son Musée du Vin entièrement rénové depuis 2002, la Maison BROTTE reçoit également 25 000 visiteurs par an en provenance des quatre coins du globe. En 1991, la Maison Brotte acquiert le Château de Bord, une propriété de 32 hectares sur l’A.O.P. Côtes du Rhône Villages Laudun et Côtes du Rhône. Le Domaine Barville, vignoble de 23 hectares sur l’A.O.P. Châteauneuf-du-Pape, ainsi que le Domaine Grosset, vignoble de 10 hectares sur l’A.O.P. Côtes du Rhône Villages Cairanne, sont deux propriétés qui appartiennent également à la famille Brotte. Le Domaine de l’Aube, Vin de Pays du Gard a été acheté en 2003 et est situé près du village de Laudun. Depuis 2003, La Maison Brotte a également développé une coopération innovante avec les vignerons châteauneuvois. En effet, elle met à leur disposition son chai de vinification pour ceux qui souhaitent élaborer leur propre cuvée en bouteille. Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre ce projet d’envergure dont les résultats obtenus ont été concluants. Ce travail de coopération leur permet de bénéficier des connaissances en matière de terroir et de savoir-faire vignerons que possède la maison. Dirigé aujourd'hui par Laurent Brotte. Il est le petit-fils du fondateur. Il repésente également une 5éme génération vigneronne puisque son arrière grand père maternel, Edouard Amouroux possédait en 1880 des terres Châteauneuvoises aujourd'hui exploitées par Laurent et abritant le Domaine de Barville. La Maison BROTTE, commercialise aujourd’hui 1,8 millions de bouteilles par an. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Musée départemental de l’Arles antique Musée départemental de l’Arles antique Commune de Arles -> Patrimoine et architecture de Arles Ouvert en 1995, le musée départemental Arles antique, présente une des plus riches collections archéologiques de France, allant de la Préhistoire à l’Antiquité tardive. Il est l’héritier d’une longue histoire, celle qui a vu, dès le XVIe siècle, Arlésiens éclairés et pouvoirs publics, curieux du passé de la ville et de son patrimoine. Sa dimension, imposée par l’importance des collections, nécessitait un espace considérable ; c’est la presqu’île du cirque romain, en cours de fouille, qui fut choisie. Par ailleurs, afin de mettre en valeur les chefs-d’œuvre, l’option retenue fut celle d’une architecture novatrice et fonctionnelle. Elle devait permettre d’assurer non seulement une muséographie cohérente et esthétique, mais aussi les autres missions du musée : conservation, restauration, et accueil des publics. Le projet fut confié par concours à l’architecte Henri Ciriani. Dès 1614, les consuls acquirent et exposèrent dans l’hôtel de ville, les principales découvertes archéologiques déjà exhumées. En 1651, la Vénus mise au jour dans le théâtre antique devint le joyau de cette collection… avant d’être « offerte » au bon plaisir du roi Louis XIV. Par ailleurs, les autorités ecclésiastiques oeuvraient également à la protection des « précieux restes », ainsi les religieuses de la Miséricorde dans la cour de leur couvent, sur le site même du théâtre. C’est en 1784 que le premier musée archéologique public, proprement dit, fut réalisé par les frères minimes aux Alyscamps. Quelques années plus tard, cependant, la Révolution mit fin à cette brève expérience. Il fallut toute l’habilité du premier conservateur des collections arlésiennes, Pierre Véran, pour éviter la dispersion des œuvres qui suivit pillages et destructions. Par décret impérial de 1805, l’église Sainte-Anne fut finalement dévolue à l’exposition des antiquités (Musée d’Art païen). En 1935, face à l’accumulation d’objets, un deuxième lieu fut choisi, l’ancienne chapelle des Jésuites, pour recevoir les collections d’art chrétien. Dans les années 1970, devant l’impossibilité de présenter correctement des collections en perpétuelle expansion, la décision fut prise d’édifier un nouveau musée archéologique. - Voir la fiche détaillée sur le site Patrimoine de la ville d’Arles. - http://www.arles-antique.cg13.fr DESCRIPTION ARCHITECTURALE Le programme soumis aux architectes insistait sur les principales missions du musée : conservation et présentation des collections, accroissement et études de celles-ci, et accueil des publics. Henri Ciriani (né en 1936) prit le parti de bâtir un triangle équilatéral évoquant les fonctions tripartites de l’établissement. Les 8 000 m 2 de l’édifice se déclinent en trois espaces aux superficies identiques. De l’extérieur, le musée apparaît revêtu de couleurs vives. Le « bleu d’Arles » ainsi que les aplats rouges et verts entendent suggérer aux visiteurs les couleurs, depuis longtemps disparues, employées sur les monuments de l’Antiquité. A l’intérieur, les vastes surfaces d’exposition et la tonalité des éclairages permettent une mise en valeur cohérente (chronologique et thématique) des collections ainsi que de leur matériel didactique, notamment une série de maquettes des monuments romains, restitués dans leur état originel. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Abbaye de St-Michel de Frigolet XIIe siècle Les origines de la vie religieuse à Frigolet se perdent dans la nuit des temps. En l133, une Communauté déjà bien constituée de 13 chanoines est mentionnée pour la première fois, dans un acte de donation. Son prieur est connu : Guillaume de Loubières. Cette Communauté, probablement de chanoines réguliers de Saint-Augustin, comme nous habillée de blanc, nous a légué le coeur actuel du monastère : le cloître et l'église Saint-Michel. Sa fonction, outre la recherche de Dieu dans un lieu désert, était probablement de desservir le sanctuaire de la Vierge qui était alors ici vénérée sous le titre de Notre-Dame de Frigolet. La chapelle actuelle de Notre-Dame du Bon Remède (le nom apparut au XVIIe) date aussi de cette époque. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Rousillon manPrecis attraitsMan
Nature & Plein air Nature et Plein air Ile de la Barthelasse Le plus ancien pont, au nord des ponts actuels, est le pont Saint-Bénézet dont la construction commença en 1177 pour se terminer en 1185, bien avant la mise en culture des îlots qui formeront l'île de la Barthelasse. Il enjambait alors l'espace occupé maintenant par les deux bras du Rhône et l'île de la Barthelasse, sur environ 900 mètres (de 915 à 920 mètres selon les sources) pour 4 mètres de large et comportait 22 arches dont 19 sur le Rhône. De ces 22 arches, il n’en reste que 4 ! Ce pont, servant de poste frontière entre l'état pontifical et le territoire de France, était l'un des seuls pour traverser le Rhône sur des kilomètres en amont et en aval, un bon moyen de collecter des taxes sous la forme d'un péage ou d'une aumône à saint Bénezet. Il a même été durant tout une période l'unique pont entre la ville de Lyon et la mer, ce qui en faisait alors un point de passage obligatoire pour de nombreux marchands, voyageurs, etc2. Avant ce pont, on traversait ici le Rhône en barque. La plus grande partie du pont était la propriété du roi qui l'entretenait peu. Suite à de fortes crues du Rhône, une arche s'effondre en 1603, puis trois autres en 1605. Une carte d'Avignon de 1618 montre l'île et le pont Saint-Bénézet qui la traverse. Les quatre arches sont effondrées3. Elles furent rebâties vers 1628. En 1633, juste après la réouverture du pont, deux nouvelles arches s'effondrent. En 1669, une nouvelle crue du Rhône emporta plusieurs autres arches pour ne laisser pratiquement que celles qu'on lui connaît de nos jours2. La carte de 1721 indique qu'il n'y a plus que deux arches intactes sur l'île4. De nos jours[modifier | modifier le code] D'Avignon, deux autres ponts sur le Rhône, le pont Édouard Daladier — qui devient le pont du Royaume à l'approche de Villeneuve-lès-Avignon — et le pont de l’Europe permettent aux véhicules de rejoindre les rives de Villeneuve-lès-Avignon. Les deux passent sur l'île de la Barthelasse2. Depuis l'autre rive, un pont permet de rejoindre, depuis la commune de Villeneuve-lès-Avignon, le nord-ouest de l'île par la route départementale (Gard) 780 et rejoignant la route départementale (Vaucluse) 228. Une navette fluviale permet de traverser d'une rive à l'autre. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Forteresse de Mornas Au loin se dessine la forteresse... L'enchantement commence. Perchée sur une falaise haute de 137 mètres, la forteresse de Mornas semble protéger le village médiéval, telle une sentinelle. Des remparts de la forteresse, une vue à vous couper le souffle s'offre à vous : Le Mont-Ventoux, les Dentelles de Montmirail, la vallée du Rhône et son majestueux et impétueux fleuve serpentant vers la mer. La forteresse de Mornas vit le Moyen-âge : chevaliers, seigneurs et gentes dames vous convient à entrer dans l'histoire. Ce merveilleux voyage au temps jadis vous laissera un souvenir impérissable. Visite animée - Depuis le XIème siècle, beaucoup d’hommes se sont affrontés pour la conquérir. Pour vous aujourd’hui il suffira de gravir quelque peu la montée ; aussitôt passé l'huis de la barbacane, vous serez accueillis avec courtoisie. Dame Forteresse n’attend que vous pour conter son histoire. Elle dépêchera ses serviteurs à ses portes pour vous accueillir et vous guider vers l’aventure médiévale. Au détour d’une muraille jalousement gardée, vous rencontrerez ainsi nombre de personnages authentiques et vous découvrirez avec émerveillement que la forteresse de Mornas est toujours pleine de vie ! Avec votre complicité, ils vous feront découvrir ce que pouvait être la vie à cette époque ; vie quotidienne, Histoire, mais aussi bien sur vie militaire n’auront plus de secrets pour vous. Une visite ludique, pédagogique, qui balaie les préjugés et vous réserve quelques surprises. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Arc de triomphe d'Orange La cité antique d'Orange semble faire table rase de toutes les occupations antérieures. Rien ne prédisposait à la création d'une cité en ce point de la plaine au nord de la colline. Vents, marécages, inondations y constituaient un milieu hostile. Il fallait donc une volonté tenace de l'État romain pour réaliser un projet urbain d'une rare monumentalité. La ville antique est organisée autour d'un sanctuaire religieux remanié à plusieurs reprises, dédié à l'empereur. Son architecture monumentale est instrumentalisée en une mise en scène grandiose au service de l'idéologie impériale. Ainsi, le citoyen ou le visiteur ne pouvait échapper à cette vision impressionnante qui guidait obligatoirement son regard, dès les abords de l'arc, vers une perspective savamment élaborée où, étagés jusqu'au sommet de la colline, monuments, temples et portiques se répondaient. En effet, la voie romaine, la via Agrippa, venant de Lugdunum, se transformait après le passage de l'arc en une pénétrante rectiligne, qui, du nord au sud, filait droit en direction de la colline Saint-Eutrope, franchissait les portes du rempart, longeait le flanc ouest du forum et aboutissait au sanctuaire religieux. Cette monumentalité est marquée dès les abords de la ville par un arc triomphal dédié à la gloire des fondateurs de la cité : les vétérans de la IIe Gallica, puis re-dédicacé en l'honneur de l'empereur Tibère. Outre sa fonction honorifique, il marque symboliquement la séparation entre le monde des vivants et le monde des morts ; en effet, de part et d'autre de la voie d'Agrippa, s'étendaient des nécropoles dont les sépultures et les vestiges de deux mausolées découverts en 1995, au quartier de Fourches-Vieilles, montrent l'étendue, la densité et la richesse. La Rome historiée L'arc d'Orange, érigé au nord de la ville à environ 70 mètres au nord des remparts, est un édifice assez massif à trois baies dont le décor évoque la toute-puissance de Rome. Sur ses faces nord et sud, des armes celtes de la période de l'indépendance paraissent comme accrochées en éventail sur un mur ; sur ses côtés est et ouest, les Celtes sont représentés enchaînés. Armes et captifs semblent des trophées éternels sculptés dans la pierre rappelant la permanence de la domination que Rome triomphante exerce sur les peuples de la région. À ce décor s'ajoute celui de dépouilles navales où proues, avirons, ancres et aplustres, sous l'oeil bienveillant de sirènes et de monstres marins, se mêlent dans un désordre savant, rappelant la maîtrise sur le monde maritime que la victoire d'Actium donna à Rome. Enfin, sur l'attique supérieur, dans une étroite mêlée, s'affrontent cavaliers et fantassins, rappelant le vieux thème pergaménien qui oppose Grecs et Galates qui, ici, sont devenus des Romains et des Celtes. La nouvelle jeunesse de l'Arc de Triomphe Fin 2009, il est devenu le plus bel Arc Romain ! Après 1 an de restauration minutieuse, l'Arc a retrouvé son triomphe d'antan, et dévoile enfin aux visiteurs, la beauté de ses sculptures. Doté de sa Romanité restaurée, à nouveau l'Arc de Triomphe s'impose. Le monument dégage maintenant alors une telle puissance qu'il ne laisse pas insensible, même l'oeil le moins averti. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Avignon Avignon, Capitale de la Chrétienté au Moyen Âge, a conservé l’empreinte de ce destin grandiose : le palais des Papes, le pont Saint Bénezet, dit « pont d’Avignon », connu dans le monde entier grâce à la chanson, des remparts, un ensemble monumental exceptionnel classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, des dizaines d’églises et de chapelles, autant de vestiges d’un passé riche en histoire qui donnent à la ville une atmosphère unique. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Maison de Nostradamus Nostradamus naît en 1503 à St-Rémy et vit dans une maison de la rtue Hoche. manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Chapelle Saint-Quenin La chapelle Saint-Quenin est une chapelle romane située à Vaison-la-Romaine dans le département français de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Située dans le Comtat Venaissin, cette chapelle du XIIe siècle est nommée d'après Saint-Quenin, évêque de Vaison né au VIe siècle. Elle constitue un des plus beaux exemples d'art roman provençal inspiré de l'antique, au même titre que l'église de Saint-Restitut, le prieuré du Val des Nymphes près de La Garde-Adhémar, la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon, la chapelle Notre-Dame d'Aubune à Beaumes-de-Venise et l'église Notre-Dame-du-Lac du Thor. Historique Avant les recherches archéologiques in situ de l'abbé Joseph Sautel, la forme triangulaire du chevet avait donné naissance à toute une série d'hypothèses quant à l'origine de la chapelle. Parmi les plus répandues, il y avait celles d'un ancien temple consacré à Diane, ou d'une construction romaine christianisée ou d'un sanctuaire carolingien. L'inventeur du site de Vaison-la-Romaine a pu démontrer que cette chapelle était du XIIe siècle. La chapelle Saint-Quenin fit partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1034 monuments. Architecture La décoration inspirée de l'antique (colonnes cannelées, pilastres cannelés, chapiteaux à feuilles d'acanthe, frise de rinceaux, frises d'oves) se concentre sur le chevet et la travée de chœur, la nef étant plus tardive. Le chevet triangulaire Chacune des deux faces du chevet triangulaire est ornée aux angles de grandes colonnes cannelées et en son milieu d'un pilastre cannelé. Colonnes et pilastres sont surmontés de magnifiques chapiteaux à feuilles d'acanthe qui supportent un impressionnant entablement à l'antique avec frise sous corniche. La frise située sous la corniche est ornée de rinceaux tandis que la corniche elle-même est ornée d'une frise d'oves. La travée de chœur Chaque façade de la travée de chœur est ornée de trois pilastres cannelés surmontés d'une frise et d'un entablement à l'antique. La frise située sous la corniche, très abîmée, n'est pas inspirée de l'antique mais est purement romane : on distingue aux angles de cette frise des personnages romans de facture naïve. La nef La nef, plus étroite que la travée de chœur, a été refaite au XVIIe siècle2 grâce à l'aide notamment de Monseigneur Suarès, l'évêque de Vaison et dont les deux inscriptions et les blasons à l'intérieur de la chapelle rappellent la participation financière aux travaux. Elle ne présente aucune décoration extérieure. La façade principale et les façades latérales sont soutenues par de puissants contreforts. La façade principale est surmontée d'un clocher-mur à une seule baie campanaire. Elle est ornée de deux bas-reliefs, probables remplois paléochrétiens, dont celui qui orne le dessus de la porte représente un vase d'où s'échappent des pampres de vigne et des grappes de raisin. Ce motif sera plus tard choisi par la ville pour armoirie. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Arles Le nom d’Arles dérive d’Arelate, mot d’origine celtique signifiant lieu situé près de l’étang, par référence aux terrains marécageux qui entourent la cité. Durant l'âge du fer (VIIIe   IIe siècle avant J.-C.), Arles constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne. Vers 50 av. J.-C., Jules César appelle encore la cité Arelate dans ses Commentaires sur la Guerre civile (I, 36, 4). Cette ville a en effet plus de 2 500 ans. Des monuments remarquables ont été construits pendant l’Antiquité à l’époque romaine, comme le théâtre antique, les arènes, les alyscamps ou encore le cirque romain. En 2008, le plus vieux buste connu de Jules César a été découvert dans le Rhône. En raison de son important patrimoine, la cité est classée ville d'art et d'histoire et ses monuments romains et romans sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981. Antiquité Oppidum celto-ligure, le site d’Arles est fréquenté par des commerçants méditerranéens. Avec la fondation de Marseille (600 av. J.-C.), la ville s’organise à la fin du Ve siècle av. J.-C. d’abord en emporion grec puis en colonie appelée Théliné21. Lors de la poussée celte du début du IVe siècle av. J.-C., la cité revient sous domination autochtone et reprend le nom d'Arelate. Au cours du IIe siècle av. J.-C., les conflits qui opposent Marseille et la confédération salyenne occasionnent à la cité d’importants dégâts. Après l’écrasement de la confédération en 122 av. J.-C., les Romains s’installent en Provence. Arles se trouve probablement rattachée à la Gaule narbonnaise fondée en 118 av. J.-C., bien que certains historiens incluent dès cette époque la cité arlésienne dans la zone d’influence de Marseille. Soutenant en 49 av. J.-C. Jules César contre Marseille, Arles en est récompensée et devient une colonie romaine dès 46 av. J.-C.. Sa fortune initiale date de cette époque. Elle bénéficie pendant presque trois siècles de plusieurs plans d’urbanisme successifs au cours desquels elle s’embellit de ses nombreux monuments et se protège avec ses remparts. Le christianisme s’installe dans la cité et son premier évêque historiquement connu, Marcianus, est mentionné dès 254 dans une lettre de saint Cyprien. Après les destructions des années 250-270, que la tradition historique impute aux Alamans, le développement urbain ne reprend qu’au début du IVe siècle, sous l’empereur Constantin, avec une nouvelle croissance politique et administrative, la cité devenant alors une résidence de l’empereur. Il y séjourne à plusieurs reprises et y organise le concile de 314. Probablement en 407, l’administration impériale déplace la préfecture du prétoire des Gaules - située jusqu’alors à Trèves -, à Arles qui connaît en conséquence une véritable renaissance politique puis ecclésiastique un siècle exactement après Constantin Ier. Toutefois, ce nouveau rôle n’exclut pas les menaces d’invasions des fédérés Wisigoths installés en Aquitaine depuis 418. Finalement, après de nombreuses tentatives, Arles est prise par Euric et devient ville wisigothique en 476. Haut Moyen Âge Après une situation confuse au début du VIe siècle, Arles passe sous protectorat ostrogoth en 508, puis devient ville franque en 53622. Elle subit la peste de Justinien dès 543 ainsi que de nombreux sièges. Elle est investie à plusieurs reprises notamment en 570, 574, 587 et la population se regroupe alors dans une enceinte réduite. On signale également une crue dévastatrice en 580 et des famines, en particulier celle de 585. Le siècle suivant, la cité est administrée par les représentants des branches mérovingiennes, soit dans le cadre d’une Provence unifiée, soit de manière individualisée par un duc. On a longtemps cru (thèse de Pirenne aujourd'hui dépassée) à un arrêt du commerce. Dès la fin du VIIe siècle, le commerce entre l’Occident et l’Orient méditerranéen est le fait de négociants juifs, probablement des Radhanites, seuls liens entre l’Islam et la Chrétienté, qui utilisent les ports francs d’Arles et de Marseille23. On sait aujourd'hui que le commerce continue après les Sarrasins. Vers le milieu des années 710, des troubles sont signalés24, suivis à partir des années 720 par des raids sarrasins. Après la révolte en 735-739 du duc Mauronte allié aux Maures, Arles et Avignon sont pillées et mises au pas avec rigueur par le pouvoir carolingien. Toutefois à la fin du siècle, la Renaissance carolingienne aurait été traduite dans la cité par le développement du commerce et la remise en culture du territoire. Mais dès la mort de Charlemagne, l’histoire d’Arles s’inscrit dans le processus de désagrégation de l’Empire carolingien. Au gré des successions apparaît un territoire autonome appelé royaume de Provence. Des ducs turbulents dirigent alors successivement la région d’Arles pillée en 842 et 850 par les Sarrasins25 puis en 859 par les Normands. Finalement le 15 octobre 879, Boson se fait sacrer roi de Provence et de Bourgogne. Ayant pris Vienne pour capitale, il doit alors affronter l'opposition de son frère Richard le Justicier, installé à Autun. Boson manque de légitimité. Son fils Louis, aveuglé en 905 par son ennemi Bérenger d'Italie, prend pour régent Hugues d'Arles. Au début du Xe siècle, Hugues d'Arles s’installe dès 911 à Arles dont il fait la capitale du royaume dont il est régent pour Louis l'Aveugle. Il s'en désintéresse après 926, lorsqu'il devient roi d'Italie. La Provence a donc un roi aveugle et un régent absent. La couronne de Louis, décédé en 928, est remise à Raoul, roi de Francie occidentale (923-936). Après la mort d’Hugues en 948, on voit apparaître sous l’autorité distante de Conrad II, laIre dynastie des comtes de Provence, avec le comte Guillaume Ier, qui en chassant les Sarrasins en 973, s’émancipe de la suzeraineté du roi de Bourgogne. Dès 980, la paix revenue apporte les conditions d’un renouveau économique et la renommée du comte, un éphémère rayonnement politique. Moyen Âge classique Dès les premières années du XIe siècle, les comtes de Provence26 ne sont plus en mesure de tenir les grands lignages en respect et en 1008, à la mort de Roubaud27 s’ouvre une période de troubles28, aggravée par la puissance des grandes familles29, la militarisation de la société arlésienne30 et le rattachement, en 1032, au Saint-Empire romain germanique31. Autre facteur d’affaiblissement : la Réforme grégorienne. Suivant la paix de Dieu32, elle conduit après 1078 à une véritable crise politique33, entre le comte affaibli34 et l’archevêque d’Arles Aicard35 excommuniés, mais soutenus par la cité et le comte de Toulouse Raymond IV, qui ne sera réglée qu’après 109636. Sur le plan économique le mouvement de reprise amorcé dès la fin du Xe siècle continue après l’an 1000. Des terres sont remises en culture et la cité se développe à l’extérieur des murs37. Après les tensions et les conflits des années 1015-1040, les défrichements reprennent, essentiellement sous la forme d'assèchements de marais, notamment autour de l’abbaye de Montmajour, comme ceux sur lesquels les moines et la ville d’Arles s’opposent avant de conclure un compromis en 1067 et en Crau où en 1073, selon un document, les moines de Saint-Victor peuvent assécher les marais de Vaquières38. La ville s’ouvre aux commerçants italiens, qui remplacent les marchands juifs (Radhanites) des siècles précédents à l’époque où Gênes et Pise deviennent des puissances en Méditerranée. Arles, le faubourg des Templiers encore mentionné sur une carte du début du XXe siècle (en haut et à droite de l’image) Le XIIe siècle arlésien est occupé par des péripéties complexes où s’affrontent Gênes et Pise et où s’opposent les familles de Barcelone et de Toulouse soutenues par leurs alliés arlésiens respectifs40. Dans ce contexte d’instabilité politique lié en partie à l’installation contestée en 111241 de la 2e dynastie des comtes de Provence qui sera une des causes des guerres baussenques, Arles voit naître dès 1131 un mouvement d’émancipation urbaine appelé consulat42. Préoccupation de l’empereur Frédéric Barberousse43 qui s’y fait sacrer roi d’Arles en 1178, la ville en contrepartie perd vers 1180 son rôle de capitale comtale au profit d’Aix jugée moins turbulente. En prolongement de la prospérité précédente Arles bénéficie durant ce siècle d’un développement économique avec notamment l’essor de ses activités maritimes et le commerce du sel et du vermillon qui enrichit la caste des chevaliers urbains. Sur le plan juridique, de nouvelles techniques apparaissent44 et au niveau religieux, la ville accueille dès les années 1140 les ordres militaires et s’embellit de nombreuses églises romanes. Le mouvement d’émancipation urbaine se poursuit au XIIIe siècle toujours favorisé par l’empereur germanique et contrarié par de nouveaux acteurs tels l’Église confrontée aux Albigeois, les princes franciliens et la royauté française. Ainsi après les conflits de 1203-1218 liés au contexte de la première croisade des Albigeois, la cité s’oriente en 1220 vers un type de gouvernement particulier, la podestarie qui encourage l’extension territoriale de la communauté. Arles entre alors en conflit avec la ville de Marseille, qui elle aussi essaye d’agrandir son territoire. En 1235-1238 avec la confrérie des bailes puis en 1246-1250 lorsque la cité alliée à Avignon, Marseille et Barral des Baux fonde une ligue. Entretemps, la ville d'Arles est placée sous celle de Tavez, où siège la baillie45. Les cités-États profitent de la vacance du nouveau comte de Provence Charles d’Anjou, parti en croisade (1247-1250), et Arles revendique une autonomie à tendance anticléricale. L’archevêque d’Arles Jean Baussan, menacé, doit s’exiler à Salon, avant de capituler le 30 avril 1251 devant Charles d’Anjou. Les Capétiens après avoir mis en place une administration efficace et tatillonne46, partent en Italie accompagnés de la noblesse arlésienne en 1265. Sur le plan politique, 1251 marque une rupture. La ville perd ses consuls remplacés par des fonctionnaires comtaux, ainsi que tous ses biens. Elle conserve toutefois quelques privilèges qu’elle va désormais défendre âprement. Et sa noblesse, autrefois fière, va désormais rechercher les honneurs en Italie, centre du nouveau pouvoir comtal. Le XIIIe siècle arlésien est également celui des ordres mendiants qui s’installent en nombre dans la ville : les trinitaires en 1200, les dominicains en 1231. La présence de ces ordres doit s’examiner en perspective des troubles politico-religieux agitant la Provence et le comté de Toulouse. Le pape Grégoire IX, se méfiant du manque d’efficacité pastorale des évêques, confie ainsi l’Inquisition dès sa création par la bulle Excommunicamus (1223) auxdominicains, deux ans après la mort du fondateur de l’Ordre. Enfin, sur le plan économique la prospérité continue et à la fin du siècle Arles atteint son optimum démographique du Moyen Âge avec environ 15 000 habitants. Moyen Âge tardif Commencé en 1306 avec l’accueil des juifs chassés du Languedoc47, le Moyen Âge tardif arlésien se termine par le pogrom de 148448 suivi de l’expulsion des juifs de la cité49, après le rattachement de la ville au Royaume de France en 1483. Après l’installation de la Ire dynastie Angevine en 1250, la cité subit un reflux général : d’abord politique au profit d’Aix, capitale du Comté, puis ecclésiastique au profit d’Avignon50 et enfin commercial au profit d’Avignon et de Marseille. Ce phénomène se trouve amplifié à compter des années 1340-1350 par un effondrement démographique lié à la trilogie célèbre : guerres, pestes et disettes. Pour Arles, la disette est un accident, la peste un mal périodique51 et la guerre une menace permanente, venant du continent au XIVe siècle52 puis de la mer jusqu’à la fin des années 146053. Ainsi Arles est assiégée en 1368 par Duguesclin représentant les intérêts du Capétien Louis d’Anjou, prise en juillet 138454 par les Tuchins lors de la guerre de succession de la reine Jeanne et menacée à plusieurs reprises au XVe siècle par les galères catalanes. Le 4 juin 1365, entre deux conflits, Charles IV roi de Bohême, voulant restaurer le Royaume d’Arles, s’y fait couronner roi dans la cathédrale Saint-Trophime. Sur le plan démographique, à la suite de la peste de 1348 Arles va vivre un profond déclin avec un plus bas démographique de 5 000 habitants à la fin des années 143055 avant que n’apparaisse une lente reprise dans la seconde moitié du XVe siècle. Cette période difficile entraîne une solidarité communale plus grande, qui exclut toutefois les juifs56, avec la multiplication des confréries, sortes d’associations laïques, charitables et funéraires qui structurent au quotidien la vie des Arlésiens. Sur le plan politique, les guerres liées à l’installation de la seconde dynastie Angevine, permettent à la ville de retrouver en 1385note 2 une partie de ses droits aliénés en 1251. Et paradoxalement dans ce contexte déprimé, le pays d’Arles fort demandeur en main d’œuvre devient un centre d’immigration57. Ces flux migratoires seront à l’origine de la reprise et du repeuplement des années 1470. La crise démographique de la fin du XIVe siècle, transforme toutefois l’économie arlésienne avec une agriculture qui décline au profit de l’élevage et du commerce des peaux et de la laine. Attirés par ce commerce, la présence de la papauté à Avignon et les fermes fiscales, des négociants italiens s’installent dans la cité et certains y fondent de puissantes familles58. À la fin du Moyen Âge, la société arlésienne est devenue une société pastorale, avec une noblesse nombreuse et riche qui va dominer la ville jusqu’à la Révolution. Ancien Régime L’annexion d’Arles à la France se fait sans difficulté et en 1536 les Arlésiens témoignent de leur attachement à leur récente patrie en arrêtant la seconde invasion de la Provence de Charles Quint. La paix revenue, Arles s’enrichit grâce à son vaste terroir progressivement remis en culture. C’est de cette époque que datent les premières tentatives modernes de dessèchement des marais et d’irrigation avec notamment le canal de Craponnecreusé dans les années 1550note 3. Cette période de prospérité se traduit par le développement artistique de la cité. Plusieurs monuments publicsnote 4 et des hôtels particuliers de style Renaissance sont alors édifiés. Toutefois cette prospérité s’achève au début des années 1560 avec les guerres de religionnote 5. Ces troubles religieux et politiques, ponctués par la visite royale de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis en automne 1564 ne prendront fin qu’avec le couronnement d’Henri IVnote 6. À cette guerre civile se rajoutent des calamités naturelles, pestesnote 7 et inondations. Après toutes ces épreuves, la situation financière d’Arles est catastrophique et la cité doit dès lors se résoudre à vendre une partie des biens communaux. La vente par la ville d’une partie de son immense territoire fait apparaître en Camargue de vastes domaines fonciers qui participent à la reconquête agricole de ce terroir déserté depuis des décennies. Vers 1625, des conditions climatiques favorables permettent un accroissement de la production et relancent l’idée de l’assèchement des maraisnote 8. En retour à l’enrichissement des classes nobles et bourgeoises, les arts se développentnote 9 et la ville se pare d’un grand nombre d’hôtels particuliers. De même, des modifications notables sont apportées aux établissements religieux59. Dans ce renouveau architectural émerge le nouvel hôtel de ville60 achevé en 167561, puis à compter de 1679, les consuls entreprennent une politique d’alignement qui modifie considérablement l’aspect du centre-ville. Déchue de tout rôle politique, Arles ne brille plus que par l’éclat de son archevêché. L’élan pastoral impulsé par le concile de Trente est relayé dans la cité par des archevêques actifs. Il en résulte une multiplication de congrégations religieuses tandis que la poussée démographique incite à une rénovation des paroisses. Au tournant du siècle, Arles va renouer avec un épisode de tensions et de catastrophes avec les risques d’invasion des troupes du duc de Savoienote 10, l’hiver 1709, les intempéries et les inondations des années 1700 et1710 et surtout la peste de 1721 qui emporte plus de 40 % de la population62. Toutefois, à partir de 1725 l’agriculture bénéficie de conditions plus clémentes et la ville continue son embellissement architectural. La noblesse fait un accueil favorable aux modèles parisiens et les hôtels de grandes familles arlésiennes sont alors construits tels que ceux de Quiqueran de Beaujeu ou du Roure. Cet embellissement se retrouve également dans la construction publiquenote 11. Cette richesse s’accompagne de quelques crises de subsistance comme celle du 2 janvier 1752 qui éclate à la suite d’une pénurie de blé générée par la spéculation. Dans les dernières années de l’Ancien Régime, la ville se tourne vers l’industrienote 12,note 13. L’activité portuaire liée pour l’essentiel au trafic de bois, pierres, charbon, fourrages et blés, assure également la prospérité de la ville. En conséquence la ville s’étend et des travaux communaux significatifs, pour la première fois depuis le début du XIVe siècle, sont réalisés à l’extérieur de l’enceinte médiévale avec notamment en 1775 le comblement des fossés de la Lice et en 1781, le transfert des cimetières urbains à l’extérieur de la cité. Révolution En 1788-1789, un rude hiver plonge dans une profonde misère une population accablée par l’impôt. Des émeutes éclatent, et après avoir récusé leurs députés aux États Généraux, les Arlésiens se rendent maîtres de la municipalité. Le 4 août ils déposent leurs consuls et un nouveau conseil est formé, composé de représentants de la noblesse, du clergé, de la bourgeoisie et de diverses corporations. Dès les premiers mois de la Révolution, Pierre-Antoine Antonelle, d’origine aristocratique et chef mythique des Monnaidiers (partisans de la Révolution) devient le plus important protagoniste de la Révolution française à Arles. Élu le 15 février 1790 maire de la ville, grâce aux voix des artisans et des marins, et farouchement anticlérical, il s’oppose dans la cité à l’archevêque monseigneur du Lau et à ses partisans, les Chiffonistes. Au cours de son mandat, le village de Fontvieille devient commune autonome par déduction du territoire arlésien. Dans ce climat de violence quotidienne, les deux clans s’affrontent. Les élections de novembre 1791 donnent la victoire à la Chiffone emmenée par le nouveau maire Pierre Antoine Loys. Les monnaidiers pourchassés quittent la ville pour se cacher en Camargue et les vainqueurs transforment la ville en camp retranché royaliste. Le 21 mars 1792, Arles est déclarée en état de rébellion contre la République. Une armée de Marseillais se met alors en route et entre le 27 mars dans une ville désertée durant la nuit par les chiffonistes. En punition des sentiments légitimistes de la cité, la Convention nationale condamne la ville d’Arles à raser ses remparts, ce qui ne sera réalisé que partiellement. Après la Révolution Au XIXe siècle, Arles est marquée par les épidémies de choléra63. La cité subit également de profondes mutations : elle redécouvre son passé historique et se transforme de gros bourg agricole et portuaire, en ville ouvrière. Au début de ce siècle, vers 1824, le baron de Chartrouse, maire d’Arles, entreprend de remettre en valeur la patrimoine bâti en dégageant les Arènes, puis le théâtre antique. Port encore important64 au début du XIXe siècle, Arles perd dès 1848 son monopole de la navigation sur le Bas-Rhône à cause des chemins de fer (ligne PLM) et se vide ainsi de ses marins qui représentaient avec leurs familles près du tiers de la population. La ville trouve cependant un second souffle dans l’industrie. Les ateliers des chemins de fer qui recouvrent les Alyscamps attirent dès 1848 une nouvelle population. Un peu plus tard, des ateliers de construction navale apparaissent à Barriol. La population rurale, qui constituait encore 40 % des habitants de la ville vers 1850, quitte la cité vers les exploitations agricoles. En moins d’un demi-siècle, Arles devient une ville ouvrière. En parallèle, dès les années 1830, la cité se transforme en se dotant de nouveaux équipements65. La ville se développe également en périphérie par extension de faubourgs et son territoire est mis en valeur. En 1856, des industriels bâtissent Salin-de-Giraud au sud de la commune pour l’exploitation du sel puis en 1892, deux lignes de chemin de fer sont créées pour le développement de la Camargue66. Le début du XXe siècle, marqué par les crises vinicoles et la guerre de 14-18, voit un retrait des cultures sur le territoire arlésien au bénéfice de l’élevage. La ville qui célèbre le poète dufélibre Frédéric Mistral et son Museon Arlaten, se dote de quelques grands hôtels, notamment sur la place du Forum, qui préfigurent l’orientation touristique de la cité. Au sud de la ville, le quartier Chabourlet, un nouveau quartier à l’architecture inspirée du style Art floral, apparaît. En 1944, les bombardements de la Seconde Guerre mondiale67 détruisent plus d’un quart de son habitat, principalement dans les quartiers de Trinquetaille, de la Cavalerie et du Trébon, c’est-à-dire autour des ponts et de la gare ferroviaire. La reconstruction est dirigée par les architectes Pierre Vago et Jacques Van Migom. Au niveau agricole, la riziculture se développe en Camargue dès la fin des années 1940. Très éprouvée dans les années 1980 par des suppressions d’emplois industriels, la ville s’oriente vers des activités culturelles et acquiert une forte notoriété dans les domaines liés à l’image. Les Rencontres internationales de la photographie, créées en 1970, deviennent une manifestation internationale et des maisons d’éditions - littéraires et musicales -, s’installent dans la cité (voir partie Économie). manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Vaison-la-Romaine Joyau de la Provence Romaine comme son nom l'indique, Vaison la Romaine fait partie des sites incontournables du Haut Vaucluse. La ville, du plus haut intérêt archéologique, est scindée par la rivière de l'Ouvèze. Sur la rive droite se trouvent deux quartiers, le site de l'ancienne colonie romaine et la partie contemporaine de Vaison. Les fouilles archéologiques ont révélé d'immenses et luxueuses demeures gallo-romaines à l'agencement intérieur très élaboré. Elles étaient décorées de sols en mosaïque, de marqueterie de marbre, statues, bassins, atriums et thermes privés... L'ensemble illustre la vie quotidienne d'il y a deux millénaires. Vous vous apercevrez lors de votre visite, que l'art de vivre était déjà raffiné et qu'ils attachaient beaucoup d'importance à la création artistique ! (plan descriptif des fouilles des sites de Puymin et Villasse à votre disposition à l'office du tourisme). Sur la rive gauche, adossée à un éperon rocheux, s'étend la Haute-Ville, dont les origines remontent au XIII°siècle. Au Moyen-âge, les villageois s'installèrent en hauteur, au pied du château pour se protéger des pillages et invasions. Le château est aujourd'hui en ruine, la Haute Ville forment un site pittoresque à visiter. Petites places ombragées charmantes, belles portes anciennes, rues pavées étroites... votre promenade (exclusivement à pied) sera ponctuée de superbes fontaines et façades d'hôtels particuliers datant du XVI° et XVIII°. Même si cela grimpe un peu raide, allez jusqu'au sommet de la Haute Ville, le panorama offert sur Vaison et ses environs récompensera largement votre effort ! Ainsi, dans le somptueux décor du Mont Ventoux et des célèbres Dentelles de Montmirail, vous aurez parcouru 20 siècles d'histoire du Comtat Venaissin et de la Provence. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Eygalières Depuis des temps immémoriaux, le terroir d’Eygaliéres a été occupé et mis en valeur par les hommes et les femmes qui nous ont précédé, ont fait notre «Histoire» et constitué notre patrimoine. Des «baumes» (grottes) du versant Nord des Alpilles au «château vieux» - ou Mur des Ligures - au dessus du vallon de la Lèque, les découvertes de traces anciennes attestent la présence humaine sur plusieurs siècles de l’âge du Bronze. L’antiquité gallo-romaine, bien représentée, a livré de nombreux témoignages de la présence des «villas» dispersées dans les parties les plus exploitables, pour l’époque, de l’espace communal. Elles ont été à l’origine de l’implantation des plus anciens «mas» comme La Tabayonne ou Le Fray. mairie Du Bas Moyen-Age à la fin de la Renaissance (VIIè au XVè s.) les habitants du village, plus bergers que paysans, peu nombreux pour cet assez vaste territoire, se replient sur la partie la plus sûre à défendre, le piton rocheux du «vieux village» d’aujourd’hui, aménagé en forteresse de pierre, essayant d’échapper ce faisant, aux dangers et malheurs de ces temps troublés. Jusqu’au XIIè s. la communauté est dominée par des petits seigneurs locaux, avant de connaître des suzerains plus importants - mais aussi plus ou moins lointains - comme aux XIIIè et XIVè s. les abbesses de Mollégès ou du XVIIè au XVIIIè s. la Maison de Guise-Lorraine . Cependant, elle fonctionnera toujours comme les anciens «municipes» romains dont elle est issue, c’est à dire, sans rejeter la soumission aux seigneurs supérieurs (Comte de Provence ou Roi de France), elle va se gouverner selon ses propres lois et usages, faisant corps autour des «syndics ou conses» qu’elle se nomme, ayant assez de biens pour racheter ses «libertés» elle-même, en 1660, bien avant la «Grande Révolution». Des bouleversements radicaux vont survenir du XIXè jusqu’au milieu du XXè s. Le relatif «âge d’or» des paysans «meinagié» (propriétaires) va durer effectivement environ un siècle et demi . Favorisé par l’arrivée tant espérée de l’eau de la Durance vers 1840, avec le canal d’irrigation des Alpines, et celle plus tardive mais essentielle du «chemin de fer» en 1884 au quartier de « La Gare », le «déperchement» du village - initié déjà, comme partout en Provence, depuis la fin du XVIè s. - va s’accélérer. La possible utilisation intensive des «baisso» (plaine) va inciter les paysans d’Eygalières à transformer leur modeste agro-pastoralisme autarcique en exploitations «exportatrices» vouées aux productions maraîchères tournées vers les grands marchés urbains du «Nord». Le vieux village, serré autour du château médiéval, abandonné par la plupart de ses habitants, va peu à peu tomber en ruines et ne resteront plus sur «l’auturo» (piémont et collines), que des «campas» (friches), les dernières oliveraies et quelques rares vieux «mas» isolés. Dans la dernière moitié du XXè s., l’entrée de la communauté ancestrale dans le «modèle» de modernisation urbaine contemporain a eu deux aspects bien distincts. Dans un premier temps (1950-1970), la modernisation agricole, accompagnée de la mutation socioprofessionnelle d’une grande partie des fils et petits-fils de paysans de l’après-guerre, et leur départ vers les grandes villes et les zones industrielles, a semblé condamner le village à une lente régression ou une relative léthargie . Mais, rapidement, le phénomène a été stoppé par l’évolution générale des économies et sociétés de l’Europe méditerranéenne, associée au haut niveau de vie des populations urbaines du Nord de l’Europe Occidentale. L’arrivée et l’installation d’une frange de population nouvelle - «lis estrangié» (les «étrangers») - a déterminé un virage économique dominé par le tourisme - favorisé par le climat et les modes nouvelles- et a imposé le caractère «résidentiel aisé» - profitant d’un cadre naturel remarquable et d’une «rurbanité» commode. Cet effet socio-économique, pour l’heure semble-t-il irréversible, a été contrebalancé par le «retour au pays» des générations exilées du «baby-boum» qui ont contribué à rétablir l’équilibre «identitaire» traditionnel dans cette rapide et brusque transformation contemporaine du « cours de l’Histoire » du village. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Les Baux-de-Provence Classé comme un des plus beaux villages de France Histoire des Baux-de-Provence La situation du plateau des Baux-de-Provence, naturellement perchée et retranchée, a toujours assuré aux populations qui ont habité le lieu, le double avantage de pouvoir observer les environs et de se protéger, ce qui explique sans doute la précocité et surtout la continuité de l'occupation humaine du site depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Les premiers textes connus du Xe siècle font état du "Balcium Castrum". Ils mentionnent le nom du seigneur du lieu Pons le Jeune dont les descendants adoptent le nom des Baux pour patronyme. Cette fortification a été remplacée au XIIIe siècle, lors de la grande campagne de travaux des seigneurs Hugues et Barral des Baux, par le donjon qui profite de la configuration naturelle du rocher et qui sert d'appui aux autres bâtiments du château. La situation du plateau des Baux-de-Provence, naturellement perchée et retranchée, a toujours assuré aux populations qui ont habité le lieu, le double avantage de pouvoir observer les environs et de se protéger, ce qui explique sans doute la précocité et surtout la continuité de l'occupation humaine du site depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Les premiers textes connus du Xe siècle font état du "Balcium Castrum". Ils mentionnent le nom du seigneur du lieu Pons le Jeune dont les descendants adoptent le nom des Baux pour patronyme. Cette fortification a été remplacée au XIIIe siècle, lors de la grande campagne de travaux des seigneurs Hugues et Barral des Baux, par le donjon qui profite de la configuration naturelle du rocher et qui sert d'appui aux autres bâtiments du château. Les Baux-de-Provence au Moyen-âge La lignée des Baux est, au Moyen-âge, une des grandes familles provençales, importante par ses possessions qui à l'origine sont principalement concentrées sur Arles et sur Marignane, et qui se sont au fil des générations étendues dans toute la Provence, dans le Comtat Venaissin, dans le Dauphiné et en terre italienne. La Maison des Baux fut ainsi maîtresse de soixante-dix-neuf villes ou places fortes qui furent appelées "Les terres Baussenques". Ce nombre, composé de deux chiffres prétendus sacrés, symbolisait la totalité du domaine des princes, son unicité et son intangibilité, en exprimaient, en quelque sorte, leur puissance. Cette dynastie a marqué l'histoire de la Provence par l'influence et la personnalité de ses seigneurs rebelles et guerriers. Leur histoire mouvementée montre que la forteresse, notamment au cours des guerres baussenques et des guerres de religion, semble avoir principalement servi de place forte au temps de ces rébellions. C'est ainsi que Louis III, roi de Sicile et comte de Provence se saisit à la mort d'Alix, dernière princesse des Baux, du château médiéval si souvent utilisé contre l'autorité de ses prédécesseurs et le rattache à la couronne comtale. La ville et les terres baussenques entrent ensuite dans le domaine royal lorsque la Provence est rattachée à la couronne de France sous Louis XI. Le roi de France se méfie d'une forteresse à la fois si puissante et si loin de sa cour. De peur qu'elle ne tombe dans les mains de quelques ennemis et notamment des opposants à son autorité en Provence, il ordonne alors son démantèlement en 1483. Cependant, en raison de son ancienne puissance et de son passé glorieux, la terre des Baux fut intégrée parmi "les Terres Adjacentes" au royaume de France n'ayant d'autre seigneur que le roi, ne dépendant nullement du Comté de Provence et ayant conservé toutes ses coutumes, franchises et prérogatives. Les Baux-de-Provence à la Renaissance A la Renaissance, période faste pour la Cité, les bâtiments résidentiels du château sont en partie reconstruits. Mais en 1631, la forteresse est de nouveau aux mains des insurgés, la décision royale d'aliéner le Parlement de Provence, l'année précédente, a provoqué à Aix en Provence, une révolte par le prince de Condé. Certains rebelles s'enfuient et se réfugient aux Baux. La ville est assiégée par les troupes de Richelieu. A la suite de ces combats, la forteresse est de nouveau démantelée. La seigneurie des Baux est donnée, en 1642 par Louis XIII, à Hercule Grimaldi pour le remercier de sa politique favorable à la couronne de France. Celui-ci transmettra à ses descendants le titre de Marquis des Baux dont le Prince Albert II de Monaco est l'actuel détenteur. Après la Révolution, le marquisat est rattaché à la France. Le village des Baux-de-Provence est peu à peu abandonné et ne compte plus que 400 habitants à la fin du XIXe siècle. Il y en avait 3000 au XIIIe siècle. Mais Les Baux ont à nouveau rendez-vous avec l'Histoire. En 1821, un géologue découvre une roche rouge riche en alumine qu'il nomme bauxite. Un nouvel essor C'est après la seconde guerre mondiale que le village entame sa vocation touristique et culturelle, avec l'arrivée de Raymond Thuillier qui contribue à la renommée internationale des Baux en ouvrant le célèbre "Oustau de Baumanière", ambassade gastronomique où se succèdent les grands de ce monde. En 1966, André Malraux inscrit par décret l'ensemble de la commune sous la protection du Ministère de la Culture et de l'Environnement. De nouveau s'engage pour la cité une période de renaissance et de réhabilitation qui lui vaudra, en 1998, son classement parmi "Les Plus Beaux Villages de France". manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Moulin de Daudet Le moulin n'appartint jamais à Alphonse Daudet qui écrivit les "Lettres de mon moulin" à Paris et résidait au château de Maontauban (19s) lors de ses séjours à Fontvieille. L'auteur aimait venir bavarder avec don meunier. Large panorama sur les Alpilles et l'Abaye de Montmajour. Source: Guides Voir p. 143 manPrecis attraitsMan
Attraits & Culture Attraits et Culture Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon La cathédrale Notre-Dame des Doms est une cathédrale catholique romaine située à Avignon dans le département français de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à côté du Palais des papes d'Avignon. De style roman provençal, elle date de 1150, puis fut agrandie aux XIVe et XVIIe siècles par des chapelles latérales. Elle est le siège de l'archidiocèse d'Avignon. Localisation La Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon est située sur la partie nord d'Avignon intramurosN 1. Elle a été construite sur une protubérance rocheuse au nord de la ville, le rocher des Doms, surplombant la rive gauche du Rhône. Sa position sur le rocher, sa flèche imposante surmontée d'une vierge et sa proximité du Palais lui permettent à la fois de dominer la ville et d'être vue de très loin. L'un des meilleurs points de vue, et ce n'est pas un hasard, se trouve sur l'autre rive du Rhône, du mont Andaon, promontoire sur lequel est construit le fort Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Elle est aussi visible, tout comme le Palais, depuis le sommet des Alpilles, soit un peu moins d'une vingtaine de kilomètres au sud. Histoire Elle date de 1150, puis agrandie aux XIVe et XVIIe siècles par des chapelles latérales. Dès 1336, Giacomo Stefaneschi, le cardinal de Saint-Georges passe commande à Simone Martini, le plus gothique des peintres italiens considéré comme le chef de file de l’École de Sienne, des fresques du porche de Notre-Dame-des-Doms. Celui-ci, qui avait été l’élève de Duccio de Buoninsegna, vint sur place avec son épouse Giovanna et son frère Donat. Elles furent achevées avant la mort du commanditaire en 1343. Sous Benoît XIII, Avignon fait l'objet d'un siège. En dépit de la surveillance dont il était l'objet, le pontife réussit à quitter le palais et sa ville de résidence le 11 mars 1403, après un éprouvant siège de cinq ans1. Pour faciliter la défense, la démolition de toutes les maisons situées entre le grand et le petit palais fut autorisée. C'est ce que l'arlésien Bertrand Boysset note dans son journal : « L’an MCCCCIII, du mois de décembre, janvier et jusqu’à mai, furent démolies les maisons qui étaient entre le grand et le petit palais, jusqu’au pont du Rhône ; et après on commença à bâtir de grands murs sur la Roque de Notre-Dame des Doms grâce auxquels étaient reliés le grand palais au petit palais et à la tour du pont, de telle façon que le pape Benezey et les autres après lui puissent entrer et sortir du palais2. » Si Benoît XIII ne revint jamais plus à Avignon, il avait laissé sur place ses neveux, Antonio de Luna avec la charge de recteur du Comtat Venaissin, et Rodrigo. Celui-ci et ses Catalans s'installèrent dans le palais pontifical. Le mardi 27 janvier 1405, à l’heure de vêpres, le clocher pyramidal de Notre-Dame des Doms s’écroula et écrasa dans sa chute l’antique baptistère dédié à saint Jean. Les Catalans furent accusés de cette action et ils en profitèrent pour établir une plateforme sur ces ruines afin d'installer leur artillerie. Architecture Alors que le Palais des Papes est considéré comme le plus grand ensemble gothique du Moyen Âge, Notre-Dame des Doms, située juste à côté, est un des chefs-d'œuvre de l'art roman provençal. Elle possède de nombreuses caractéristiques stylistiques inspirées de l'antique : • remarquable porche à l'antique : • entablement constitué d'une frise de grecques et de modillons ornés de feuilles d'acanthe • colonnes engagées cannelées surmontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe • pilastres surmontés de chapiteaux ornés d'une frise d'oves • grand arc en plein cintre orné d'une frise d'oves • clocher : • pilastres cannelés sur toute la hauteur du clocher • colonnes engagées Ornements et mobilier • Cathèdre romane en marbre blanc du XIIe siècle décorée sous un des accoudoirs par le lion de Saint-Marc, sous l'autre du bœuf de Saint-Luc, classée Monument Historique au titre objetTombeaux gothiques de Jean XXII et de Benoît XII • Trois statues de la Vierge Marie sont présentes à la Cathédrale : Une statue de Notre Dame de tout Pouvoir et deux statues de Notre Dame des Doms dont une Vierge de plomb doré4 couronne le clocher depuis 18595. • Orgue doré sur une tribune surplombant la cathèdre, de 1819, construit par, selon les sources, le lombard Piantanida ou un de ses élèves Giovanni Mentasti, classé Monument Historique au titre objet • Orgue de chœur de Charles Mutin en 1902, placé au sol en face de la cathèdre • Plusieurs pièces d'art, sculptures mais aussi mobilier. • Tribunes style baroques (nef et chœur) Fresques macabres Dans la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, a été mise à jour une fresque du Dit des trois morts et des trois vifs, où les personnages mis en scène sont placés sous des arcades individuelles. Cette fresque encadre une autre œuvre macabre, où la Mort crible de flèches des gens massés à sa droite et à sa gauche. L'étude paléographique de l'inscription figurant au-dessus celle-ci, qui donne le nom du donateur Pierre de Romans, a permis de dater l'ensemble de la seconde moitié du XIIIe siècle. Ce qui fait de l'ensemble de ces fresques macabres l'une des œuvres les plus anciennes d'Europe. manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Village des Bories Maison faites de galets manPrecis attraitsMan
Municipalités Municipalités Malaucène manPrecis attraitsMan